Prisons: un détenu saisit la justice pour dénoncer les conséquences des blocages

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 25 janvier 2018 - 17:38
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Une prison française.
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©Francois Mori/AP/Sipa
La grogne des surveillants pénitentiaires se fait ressentir sur les conditions de vie des détenus.
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Les blocages opérés par les surveillants pénitentiaires depuis plus d'une semaine se font durement ressentir sur les conditions de vie des détenus. Ils sont nombreux à avoir déjà manifesté leur mécontentement et l'un d'eux a saisi la justice ce jeudi.

Cela fait plus de 10 jours ce jeudi que les gardiens de prison se mobilisent et bloquent partiellement ou "déposent les clés" dans plusieurs centres pénitenciaires, c'est à dire se rendent à leur poste mais ne travaillent pas. Une situation que peine à résoudre le gouvernement et qui a un impact direct sur les détenus, eux-mêmes déjà victimes de la surpopulation carcérale.

Sans surveillant pénitentiaire, l'ensemble des activités qui permettent aux prisonniers de sortir de leur cellule (promenades, ateliers, parloirs, cours mais aussi le simple accès aux douches ou hospitalisation) sont au mieux écourtées ou limitées, et parfois purement et simplement annulées.

Une situation qui pourri un peu plus une situation déjà tendue. Jeudi 18, ce sont 123 détenus de Fleury qui ont refusé de réintégrer leurs cellules après la promenade, en signe de protestation.

Voir: Derrière le mouvement des "matons", la colère des détenus et de leurs familles

Un détenu du centre de Moulins-Yzeure (Allier) a décidé de saisir la justice, a relayé l'Observatoire international des prisons (ONG militant pour un meilleur traitement des détenus). La demande adressée au tribunal administratif de Clermont-Ferrand (source) décrit que le prisonnier en question "n’a pu prendre aucune douche, depuis neuf jours; n’a pas eu droit à des promenades et reste depuis neuf jours dans sa cellule de neuf mètres carré; n’a pu suivre aucune activité; n’a pu recevoir aucun produit acheté au moyen de la cantine, à l’exception du tabac" et que ni les poubelles de sa cellule ni celles du couloir n'ont été vidées.

Une situation qui selon cette requête méconnaît aussi bien les textes français que la Convention européenne des droits de l'homme sur le droit au respect de la dignité humaine ou de ne pas être soumis à des traitements dégradants. Une audience a été fixée à vendredi 26 au matin.

Ces situations sont également dénoncées par les familles des détenus qui ne peuvent plus voir leurs proches.

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