Proposition choc de Michèle Alliot-Marie: elle entend supprimer le droit de grève des fonctionnaires

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Proposition choc de Michèle Alliot-Marie: elle entend supprimer le droit de grève des fonctionnaires

Publié le 20/01/2017 à 16:10 - Mise à jour à 16:12
©Lionel Bonaventure/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Toujours candidate à l'élection présidentielle de 2017, Michèle Alliot-Marie propose de supprimer le droit de grève des fonctionnaires. Elle souhaite également interdire "l'expression publique de tout choix religieux ou politique".

Michèle Alliot-Marie, candidate déclarée à la présidentielle, souhaite "concentrer les fonctionnaires sur les missions régaliennes" et "essentielles", et les priver du droit de grève et de manifestation. "Les missions de service public doivent être assurées, d'une part, par des fonctionnaires en ce qui concerne les missions régaliennes et les missions essentielles pour la continuité de l’État, et, d'autre part, par des agents publics qui sont des contractuels publics", a exposé l'ancienne ministre sur Public Sénat et Sud-Radio.

"On concentre les fonctionnaires sur les missions régaliennes et les missions essentielles", a-t-elle souhaité. Et, bénéficiant d'un "statut extrêmement protecteur", les fonctionnaires "ont en même temps des obligations qui sont celles d'assurer la continuité absolue du service public" et sa "neutralité absolue", a-t-elle développé.

"La continuité ne peut être assurée que s'il n'y a pas de droit de grève", a souligné Mme Alliot-Marie. Elle exclut de la même manière le droit de manifestation. "Il doit y avoir interdiction de l'expression publique de tout choix religieux ou politique", a-t-elle précisé.

"A côté, il y a des contractuels du service public, qui eux ont un autre statut, dans lequel ils peuvent avoir le droit de grève, sous réserve d'obligations qui peuvent être créées. Ils ont un droit de se syndiquer, mais ce sont deux statuts qui sont différents", a-t-elle ajouté.

Celle qui fut présidente du RPR (devenu UMP, puis Les Républicains) de 1999 à 2002 s'est mise en réserve du parti LR avant d'annoncer sa candidature à la présidentielle face au candidat désigné par la primaire de la droite, François Fillon (LR).

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP


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"La continuité ne peut être assurée que s'il n'y a pas de droit de grève", a souligné Mme Alliot-Marie.

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