A Rennes, Cazeneuve réaffirme la fermeté du gouvernement face aux "activistes violents"

A Rennes, Cazeneuve réaffirme la fermeté du gouvernement face aux "activistes violents"

Publié le 16/05/2016 à 09:38
©Benoit Tessier/Reuters
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
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En visite à Rennes, dimanche, théâtre de violences depuis quelques semaines, le ministre de l'Intérieur a réaffirmé la fermeté du gouvernement contre les casseurs. "Aucun territoire de France n'a vocation a être pris en otage par des activistes violents qui sont très loin des principes, des valeurs et du respect des institutions de la République" a martelé Bernard Cazeneuve.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a réaffirmé dimanche 15 à Rennes la fermeté du gouvernement après les violences de ces dernières semaines, notamment en Bretagne, au lendemain de l'incarcération d'un lycéen soupçonné d'avoir participé à l'agression d'un policier à Nantes.

"Aucun territoire de France n'a vocation a être pris en otage par des activistes violents qui sont très loin des principes, des valeurs et du respect des institutions de la République. Ce qui s'est passé à Rennes depuis de nombreux mois, de nombreuses années, avec des tentatives d'intervention de ces activistes ici comme à Nantes et dans d'autres villes n'est pas acceptable", a déclaré M. Cazeneuve.

S'adressant à la maire de Rennes Nathalie Appéré qui avait réclamé samedi à l'Etat "des moyens exceptionnels" après les dégradations commises en centre-ville la veille au soir, le ministre a évoqué "sa détermination totale" à ne pas laisser "des poignées d'activistes faire régner le désordre et la loi de la violence dans des villes et des quartiers où ne doit régner qu'une seule loi, celle de la République".

"J'ai mobilisé des forces de l'ordre en nombre au cours des dernières heures et les moyens qui ont été délégués (à Rennes) ont vocation à être maintenus dans le contexte particulièrement difficile auquel la ville a été confrontée", a-t-il assuré.

Après les violences de vendredi soir, les forces de l'ordre ont reçu des renforts qui leur ont permis de contenir sur leur point de rassemblement samedi quelque 700 manifestants qui entendaient défiler dans le centre-ville pour protester contre "les violences policières".

Au commissariat central, M. Cazeneuve a salué le travail des policiers et gendarmes. "Les forces de l'ordre se trouvent en butte avec des groupes d'une extrême violence qui ne sont pas là pour exprimer leurs revendications (...) mais qui sont là pour casser, pour détruire, pour exprimer la haine de l'Etat et des institutions", a-t-il déclaré.

Des manifestants "qui s'en prennent aux biens, qui s'en prennent, on l'a vu, à l'incarnation des services publics, à des équipements publics, et qui s'en prennent à des policiers et des gendarmes parce qu'ils portent l'uniforme (...) Cela est intolérable et cela ne sera pas toléré", a poursuivi le ministre. Depuis le début des manifestations en France contre le projet de loi Travail, il y a eu, a-t-il dit, 51 condamnations dans le cadre de comparutions immédiates. "Il y aura d'autres convocations devant les tribunaux et, je le dis ici, à Rennes, la fermeté sera totale", a affirmé M. Cazeneuve.

Le ministre de l'Intérieur a également annoncé l'affectation d'ici au 1er septembre, de 66 policiers et 22 gendarmes supplémentaires en Ille-et-Vilaine.

La visite de Bernard Cazeneuve intervient au lendemain de la mise en examen à Nantes d'un lycéen de 18 ans au casier judiciaire vierge pour "tentative de meurtre sur personne dépositaire de l'autorité publique". Placé en détention provisoire, le jeune homme est soupçonné d'avoir participé avec d'autres personnes non encore identifiées à l'agression d'un officier de police lors d'une manifestation contre la loi Travail, le 3 mai. Le policier, dont le nez a été fracturé, a subi 15 points de suture sur le nez et à l'arrière du crâne.

Lors de la garde à vue, le jeune homme a nié avoir participé à l'agression du policier mais a reconnu avoir provoqué sa chute par un balayage. Selon son avocat, Me Antoine Barrière, contacté par l'AFP, "les choses sont nettement plus complexes" que présentées par les autorités judiciaires et les coups "n'ont probablement pas été portés" par le jeune homme. Le lycéen, qui devait passer le bac professionnel, "se retrouve dans une affaire beaucoup trop grande pour lui" et "sa famille est sous le choc", a-t-il dit.

A Rennes, suite aux incidents de ces derniers jours, six personnes en garde à vue, dont cinq pour vol après les bris de vitrine vendredi soir, devraient être déférées au parquet d'ici lundi midi, a indiqué à l'AFP le procureur de la République, Nicolas Jacquet.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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