Sénat - Daniel Laurent, le sénateur qui explique publiquement comment il veut contourner la loi de moralisation de la vie publique

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PP
Publié le 27 septembre 2017 - 17:26
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L'hémicycle du Sénat, le 17 novembre 2016 au Palais du Luxembourg, à Paris
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© LIONEL BONAVENTURE / AFP/Archives
La loi de moralisation de la vie publique a été votée suite aux scandales politico-financiers des dernières années.
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Empêché de continuer à salarier sa fille comme collaboratrice parlementaire par la nouvelle loi de moralisation de la vie publique, le sénateur LR Daniel Laurent a eu une idée. Tout simplement la faire embaucher par une de ses collègues, dont il emploierait en échange la fille, a-t-il expliqué à "Sud Ouest".

"On a échangé nos enfants". Rien à voir avec le film La Vie est un long fleuve tranquille ou une resucée de l'émission du même nom mais avec des mamans, non: il s'agit de la proposition d'un sénateur à l'une de ses collègues. Daniel Laurent (LR) a ainsi proposé à sa collègue de la chambre haute Corinne Imbert (LR également) d'"intervertir" leurs filles, que tous deux salarient en tant qu'attachées parlementaires. L'objectif: contourner la nouvelle loi de moralisation de la vie publique qui interdit les emplois familiaux.

"La loi le permet", a déclaré le plus simplement du monde le sénateur à Sud Ouest. "Ou je me sépare de ma fille, car la loi l’impose. Soit, avec Corinne Imbert, on intervertit nos filles et on fait un cabinet commun", a-t-il détaillé au quotidien régional. Puis de préciser que "rien n'est encore décidé".

Une trouvaille qui devrait le cap de la théorie. En effet Corinne Imbert, toujours citée par sud Ouest, l'a écartée en soulignant que la méthode "porte à confusion". La fille de la sénatrice a pour sa part eu des mots beaucoup plus durs sur Twitter:

Idée en effet pour le moins originale de la part de l'un de ceux élus pour faire la loi et qui est statutairement représentant des élus locaux. L'esprit du texte est ainsi, comme son nom l'indique, de moraliser la vie publique et ainsi répondre à une aspiration des Français, choqués par les affaires qui ont défrayé la chronique ces dernières années. "La loi le permet", pour reprendre les mots de Daniel Laurent. Certes. Mais si la pratique se généralisait, le texte perdrait son essence et partirait ainsi à vau-l'eau. Sans parler de l'exemplarité.

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