Soupçons d'enrichissement frauduleux au FN, Marine Le Pen dénonce une "persécution profondément injuste"

Soupçons d'enrichissement frauduleux au FN, Marine Le Pen dénonce une "persécution profondément injuste"

Publié le 07/10/2016 à 11:05
©Pascal Rossignol/Reuters
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
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Marine Le Pen a dénoncé le renvoi de son parti sur l'affaire de l'enrichissement frauduleux lors des élections législatives de 2012.

Le FN est victime d'une "persécution profondément injuste", a estimé vendredi 7 Marine Le Pen après le renvoi de son parti devant la justice pour des soupçons d'escroquerie aux frais de l’État, notamment lors des législatives de 2012.

"Le Front national est extrêmement serein. Nous sommes la victime d'une persécution profondément injuste puisque ce processus de financement a été en l’occurrence validé par la Commission nationale des comptes de campagnes à quatre ou cinq reprises, et y compris postérieurement d'ailleurs à l'ouverture de cette information", a réagi la présidente du FN au micro de France Bleu Pays d'Auvergne.

"D'ailleurs, nos candidats étaient ceux qui ont coûté le moins cher à l’État de l'ensemble des grands ensembles politiques", a-t-elle par ailleurs assuré, avant d'aller à la rencontre du monde agricole au Sommet de l’Élevage qui se tient à Cournon-d'Auvergne, près de Clermont-Ferrand.

La justice a ordonné le renvoi en correctionnel du parti d'extrême droite et deux de ses dirigeants, Wallerand de Saint-Just et Jean-François Jalkh, dans l'enquête sur des soupçons d'enrichissement frauduleux aux frais de l’État lors des campagnes législatives et présidentielle de 2012, a appris jeudi l'AFP de sources concordantes.

Les soupçons portent sur l'existence d'un système pour capter de l'argent public, en profitant des remboursements de l’État sur les frais de campagne. Des faits vigoureusement contestés par le FN.

Au centre de l'enquête, des kits de campagne (tracts, affiches, cartes postales) fournis à quelque 525 candidats pour les législatives de 2012, qui seraient au coeur d'un montage complexe de prestations gonflées et surfacturées au détriment de l’État, qui rembourse les frais de campagne aux candidats dépassant 5% des voix.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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"Nos candidats étaient ceux qui ont coûté le moins cher à l’État" explique Marine le Pen.

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