Stationnement à Paris: la mairie attaque Streeteo en justice

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 03 avril 2018
Mis à jour le 03 avril 2018
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Des milliers de contrôles de stationnement réalisés dans les rues de Paris par une société privée, étaient en fait "bidon"
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© ANA AREVALO / AFP/Archives
La mairie de Paris a décidé de porter plainte contre Streeteo pour faux, usage de faux et escroquerie.
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La mairie de Paris, qui estime avoir été lésée dans l'affaire des contrôles de stationnement fictifs, a annoncé lundi son intention de porter plainte contre Streeteo, société sous-traitante chargée de verbaliser les automobilistes franciliens en infraction.

Alors que les élus parisiens doivent recevoir ce mardi 3 après-midi les représentants de Streeteo et Moovia, Christophe Najdovski, adjoint à la mairie de Paris en charge des transports, a fait part lundi 2 l'intention de la Ville de porter plainte contre l'une de ces deux sociétés en charge de la verbalisation des automobilistes en infraction au niveau du stationnement.

En effet, l'adjoint aux transports d'Anne Hidalgo a expliqué dans Le Parisien, que la mairie estimait avoir été "lésée dans cette affaire par Streeteo", qui est donc visée par une plainte pour "faux, usage de faux et escroquerie".

Depuis le 1er janvier et la mise en place des nouveaux PV pour le centre de Paris (le forfait post-stationnement, dit FPS, est à 50 euros, minoré de 30% si payé dans les quatre jours, contre 17 euros le PV classique avant), Streeteo a enchaîné les couacs.

Lire aussi: Contrôles de stationnement fictifs à Paris - recevrez-vous des PV imaginaires?

La société a notamment reconnu début mars que plusieurs amendes infligées aux automobilistes parisiens étaient illégales car les agents émetteurs n'étaient pas assermentés: certains n'ont en effet par prêté serment au tribunal comme la loi l'impose.

Mais les problèmes ne s'arrêtent pas là. Des automobilistes handicapés qui avaient pourtant bien leur carte en évidence sur leur tableau de bord ont assuré avoir été verbalisés à tort.

Et un ancien chef d'équipe de Streeteo a révélé l'existence d'une liste de plaques d'immatriculation qui servait à gonfler les quotas d'amendes, même si aucune infraction n'avait été constatée.

La mairie de Paris, qui a constaté les mesures prises en interne par Streeteo, entend obtenir des explications de Streeteo, mais reste sur la réserve malgré tout.

"Nous nous réservons le droit de résilier ce contrat si de nouveaux problèmes surgissent. Streeteo a déjà pris des mesures en interne avec des mises à pied", a déclaré Christophe Najdovski.

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