Violences à la Réunion : situation toujours tendue sur l'île

Auteur:
 
Par AFP - Saint-Denis de la Réunion
Publié le 22 novembre 2018 - 11:10
Image
Affrontements entre les "gilets jaunes" et les forces de l'ordre au Port le 21 novembre à La Réunion
Crédits
© Richard BOUHET / AFP
Affrontements entre les "gilets jaunes" et les forces de l'ordre au Port le 21 novembre à La Réunion
© Richard BOUHET / AFP

La situation était toujours tendue jeudi sur l'île de la Réunion, secouée depuis quelques jours par une flambée de violences en marge du mouvement des "gilets jaunes", même si la nuit a été plus calme que les précédentes.

Alors que plusieurs commerces ont encore été vandalisés, seize personnes ont été interpellées, pour un total de 123 depuis samedi.

Mais aucun blessé parmi les forces de l'ordre n'était à déplorer, a indiqué la préfecture, contrairement aux nuits précédentes où une trentaine de membres des forces de l'ordre avaient été touchés, dont un policier grièvement.

Cette vague de violences, attisée par des bandes de jeunes casseurs souvent désœuvrés, s'est greffée sur le mouvement des "gilets jaunes" qui ont dressé depuis samedi des barrages routiers pour protester contre le hausse des prix des carburants.

L'UNSA Police a indiqué jeudi l'arrivée prochaine en renfort de 28 policiers "profilés Brigade anti-criminalité (BAC) et Compagnie départementale d’intervention (CDI)".

La gendarmerie monte également "en puissance" avec l'arrivée sur place de l'escadron de Troyes et celle prévue jeudi soir de l'escadron de Maisons-Alfort. Ils rejoignent les quatre escadrons et demi déjà sur place.

Mercredi soir, Emmanuel Macron avait averti que la réponse de l'État serait "intraitable". "Ce qui se passe depuis samedi à La Réunion est grave. Nous avons mis les moyens et allons continuer à les mettre: nos militaires seront mobilisés dès demain pour rétablir l'ordre public", avait-il annoncé.

Ces déclarations du chef de l'État ont été mal ressenties par une partie de la population réunionnaise. Sur les réseaux sociaux, des internautes lui ont reproché l'emploi du terme de "militaire", laissant croire au déploiement de l'armée, alors que M. Macron faisait en réalité allusion au renfort de gendarmes qui sont des militaires.

En milieu de matinée jeudi, au moins 27 points de blocages étaient recensés par la Direction Régionale des Routes (DRR). La plupart étaient des barrages filtrants, alors que ces derniers jours ils étaient "bloquants".

Les établissements scolaires étaient toujours fermés et la plupart des activités sportives et culturelles ont été annulées. L'aéroport devait fermer encore une fois dès 16H00 et des vols ont été décalés.

Les avions sont presque tous obligés de faire escale à Maurice pour s'approvisionner en kérosène. Dans toutes les communes de l'île, les rayons des épiceries et des supermarchés commençaient à se vider.

"Plusieurs approvisionnements n'ont pu être réalisés dont l'approvisionnement des éleveurs en aliments, l'approvisionnement en médicaments de certains hôpitaux et l'approvisionnement en carburant de l'aéroport", a indiqué la Préfecture jeudi.

L'article vous a plu ? Il a mobilisé notre rédaction qui ne vit que de vos dons.
L'information a un coût, d'autant plus que la concurrence des rédactions subventionnées impose un surcroît de rigueur et de professionnalisme.

Avec votre soutien, France-Soir continuera à proposer ses articles gratuitement  car nous pensons que tout le monde doit avoir accès à une information libre et indépendante pour se forger sa propre opinion.

Vous êtes la condition sine qua non à notre existence, soutenez-nous pour que France-Soir demeure le média français qui fait s’exprimer les plus légitimes.

Si vous le pouvez, soutenez-nous mensuellement, à partir de seulement 1€. Votre impact en faveur d’une presse libre n’en sera que plus fort. Merci.

Je fais un don à France-Soir

Dessin de la semaine

Portrait craché

Image
Castex
Jean Castex, espèce de “couteau suisse” déconfiné, dont l'accent a pu prêter à la bonhomie
PORTRAIT CRACHE - Longtemps dans l’ombre, à l’Elysée et à Matignon, Jean Castex est apparu comme tout droit venu de son Gers natal, à la façon d’un diable sorti de sa ...
13 avril 2024 - 15:36
Politique
Soutenez l'indépendance de FS

Faites un don

Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Votre inscription à la Newsletter hebdomadaire de France-Soir est confirmée.

La newsletter France-Soir

En vous inscrivant, vous autorisez France-Soir à vous contacter par e-mail.