Après l'apaisement, Trump dénonce les "manifestants professionnels poussés par les médias" qui contestent son élection

  •  Vous appréciez FranceSoir, soutenez son indépendance !  

Après l'apaisement, Trump dénonce les "manifestants professionnels poussés par les médias" qui contestent son élection

Publié le 11/11/2016 à 11:27 - Mise à jour à 11:30
©Mandel Ngan/AFP
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
-A +A

Officiellement 45e président des Etats-Unis depuis son élection, mardi, Donald Trump joue l'apaisement et prépare la transition avec Barack Obama. Mais face aux manifestations hostiles, il a dénoncé des cortèges qui seraient composés de "manifestants professionnels poussés par les médias".

Records boursiers, transition et rhétorique apaisées, le président élu américain Donald Trump va s'atteler à la constitution de son équipe en continuant de se préparer à accéder en janvier aux plus hautes responsabilités.

Officiellement, aucun rendez-vous n'était programmé ce vendredi 11 pour Donald Trump qui a eu ses premiers contacts téléphoniques avec des dirigeants mondiaux. Il a invité la Britannique Theresa May à lui rendre visite "aussi vite que possible" et une rencontre avec le chef du gouvernement japonais Shinzo Abe est envisagée la semaine prochaine.

Après un discours conciliant dès son élection, le républicain a donné jeudi 10 un signe fort de sa volonté d'endosser son costume de président lors de sa première rencontre en tête-à-tête avec le démocrate sortant Barack Obama.

"C'était un grand honneur d'être avec vous", a déclaré sur un ton très posé, presque intimidé, le magnat de l'immobilier qui a, pendant des années, alimenté une campagne de rumeurs mettant en cause le fait que Barack Obama était Américain. Plus tard, il a même évoqué une "bonne alchimie" avec le président Obama.

Ce dernier a évoqué "une excellente conversation" avec celui dont il a répété, en campagne, qu'il représentait une menace pour la démocratie américaine. "Nous voulons faire tout ce que nous pouvons pour vous aider à réussir", a-t-il ajouté.

Mais l'élection mardi 8 de Donald Trump, 70 ans, a du mal à passer pour une bonne partie de l'Amérique, notamment chez les jeunes. Des milliers de personnes, dont des étudiants, ont à nouveau manifesté jeudi dans plusieurs villes à travers les Etats-Unis. "Je n'ai pas élu la haine à la présidence", pouvait-on lire sur des pancartes brandies à Baltimore, près de Washington. "Pas mon président!", scandaient quelque 300 personnes.

Sur la côte ouest, traditionnellement démocrate, plusieurs centaines d'étudiants ont aussi manifesté à San Francisco et Los Angeles ou certains brandissaient des panneaux affirmant "L'amour écrase la haine". Des rassemblements ont aussi été signalés à New York, Chicago (nord), Denver (centre-ouest) ou Dallas (sud).

Donald Trump a dénoncé sur Twitter des "manifestants professionnels poussés par les médias".

Le fondateur de Facebook Mark Zuckerberg a rejeté jeudi "l'idée folle" que de fausses informations sur son réseau social aient pu contribuer à la victoire de Trump.

Outre la constitution de son équipe, l'homme d'affaires qui n'a jamais été élu et était parti en solitaire à la conquête du pouvoir, doit aussi d'ici janvier s'allier les caciques du parti républicain qui contrôle le Congrès.

Son élection et le séisme politique qu'elle a provoqué ont manifestement fait disparaître les réserves que certains avaient exprimées sur le style et le discours d'un candidat régulièrement taxé de xénophobie et de sexisme.

"J'espère que tout le monde a pu voir ce Donald Trump présidentiel, dont nous savions depuis le début qu'il serait à la hauteur de la fonction", a assuré à la chaîne CNN le président du parti républicain Reince Priebus. Selon des médias, il pourrait faire partie de la future administration Trump.

Le 45e président américain, qui prendra officiellement ses fonctions le 20 janvier, a rencontré les deux hommes qui seront chargés de transformer en lois son programme: Paul Ryan, président de la Chambre des représentants, et Mitch McConnell, chef de la majorité du Sénat.

L'élection surprise de Donald Trump, portée par la colère d'un électorat se sentant ignoré des élites et menacé par la mondialisation, a brisé les rêves de la démocrate Hillary Clinton donnée gagnante par tous les sondages, de devenir la première femme à accéder à la présidence.

Elle menace aussi le bilan de Barack Obama (climat, assurance-santé, libre-échange...) dont la cote de popularité est, cruel paradoxe pour lui, au plus haut.

Une fois la sidération passée, la Bourse a rapidement repris ses esprits, alors que les investisseurs s'angoissaient encore la semaine dernière à l'idée d'une présidence Trump: le Dow Jones a battu un record jeudi à Wall Street.

Le Canada et le Mexique se sont dits prêts à renégocier l'Accord de libre-échange nord-américain (Aléna). Donald Trump a plaidé durant sa campagne pour un retour à davantage de protectionnisme aux Etats-Unis, évoquant maintes fois une renégociation, voire une abrogation, de l'Aléna.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Donald Trump a rencontré Barack Obama, jeudi 10.

Newsletter


Fil d'actualités Politique




Commentaires

-