Catalogne: Carles Puigdemont annule finalement son allocution, tensions chez les indépendantistes

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 26 octobre 2017 - 16:47
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Le président catalan Carles Puigdemont, le 17 octobre 2017 à Barcelone
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© PAU BARRENA / AFP/Archives
Carles Puigdemont a suspendu son allocation sans explication.
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Carles Puigdemont devait prendre la parole à ce jeudi 14h30 pour répondre aux menaces de mise sous tutelle de la Catalogne. La déclaration a finalement été annulée sans explication.

Alors que plane sur la Catalogne l'épée de Damoclès d'une suspension de son autonomie par le Sénat espagnol, l'avenir de la région séparatiste était suspendu à l'allocution que devait prononcer Carles Puigdemont ce jeudi 26 à Barcelone. Déclaration qui na finalement été annulée au dernier moment, sans explication.

Le président de la Catalogne devait prendre la parole devant le parlement catalan. La presse locale annonçait qu'il allait très certainement proclamer la dissolution de l'assemblée, convoquant ainsi des élections régionales anticipées qui se seraient tenues le 20 décembre prochain.

Cependant, la stratégie annoncée de Puigdemont ne satisfait pas son camp. En témoigne les milliers d'étudiants qui se sont assemblés ce jeudi à la mi-journée à Barcelone pour soutenir la proclamation d'une république indépendante et protester contre la mise sous tutelle de la Catalogne prévue par Madrid. Le président catalan y est qualifié de "traître" par les manifestants, qui réclament l'application des résultats du référendum du 1er octobre.

Les tensions sont également vivement à l'intérieur même du parti de Carles Puigdemont. En effet, Jordi Cuminal, député du parti du président catalan, le Parti démocrate de Catalogne (PDeCAT), a quitté le parti car il "n'adhère pas à l'idée d'élections anticipées" et plaide pour la sécession. Le maire de la Seu d'Urgell et celui de Molins de Rei ont également claqué la porte du PDeCAT, pour les mêmes raisons. 

Mariano Rajoy pourrait se voir accorder le pouvoir de destituer l'exécutif catalan au titre de l’article 155 de la Constitution, par vote du Séant vendredi 27. Le chef du gouvernement pourrait ainsi la mise sous tutelle de la police catalane, du Parlement et des médias publics, pour six mois, le temps d'organiser dans la région des élections début 2018 qui, espère le Premier ministre conservateur, doivent permettre de tout remettre à plat.

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