Charlottesville: Donald Trump très critiqué pour son refus de condamner les violences des néo-nazis (photos)

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Charlottesville: Donald Trump très critiqué pour son refus de condamner les violences des néo-nazis (photos)

Publié le 13/08/2017 à 15:29 - Mise à jour le 14/08/2017 à 11:01
© SAUL LOEB / AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Après la mort d'une jeune femme à Charlottesville en Virginie, Donald Trump a refusé de dénoncer spécifiquement les violences des groupes d'extrême droite, préférant renvoyer les deux camps dos-à-dos. Une attitude critiquée jusque dans son propre camp.

Une femme est morte samedi 11 au soir à Charlottesville en Virginie lorsqu'une voiture a foncé, volontairement selon des témoins, dans une foule de contre-manifestants venus s'opposer à un rassemblement unitaire de la droite radicale américaine: néo-nazis, suprémacistes blancs, Ku Klux Klan (KKK) jusqu'à la droite alternative ou Alt Right, dont une partie au moins avait soutenu Donald Trump à l'élection présidentielle.

Le conducteur du véhicule a été interpellé un peu plus tard. Il s'appelle James Alex Fields et avait été photographié plus tôt dans la journée dans les rangs des suprémacistes blancs. Une vingtaine d'autres personnes ont été blessées par son geste, dont certaines gravement. Selon la chaîne de télévision CNN, le suspect a été inculpé de meurtre, de blessures et de délit de fuite. Trois autres personnes ont été arrêtées et inculpées

"Nous condamnons dans les termes les plus forts possibles cette énorme démonstration de haine, de sectarisme et de violence venant de diverses parties", a déclaré Donald Trump depuis son golf de Bedminster (New Jersey), où il passe ses vacances. En conférence de presse, il a réfusé de répondre aux questions des journalistes sur ce sujet.

En semblant renvoyer dos à dos les deux camps, le président américain a provoqué l'indignation chez les Démocrates mais aussi un malaise chez les Républicains, son propre parti. Le sénateur de Floride, Marco Rubio, a notamment demandé à "entendre le président décrire les événements de Charlottesville pour ce qu’ils sont, une attaque terroriste menée par des suprémacistes blancs".

Même l'ex-président Barack Obama est sorti de sa réserve en citant Nelson Mandela: "Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de ses origines, ou de sa religion".

Sous le feu des critiques, le locataire de la Maison-Blanche n'a pas encore réagi. Toutefois, sa fille, Ivanka Trump, a écrit dans un tweet: "Il n’y a pas de place dans la société pour le racisme, la suprématie blanche et les néo-nazis. Nous devons tous nous réunir comme des Américains, et être un pays UNI".

Les organisations racistes manifestaient pour protester contre la municipalité qui entend retirer d'un jardin municipal la statue du général sudiste, qui a commandé les troupes des Etats esclavagistes durant la Guerre de Sécession (bien qu'étant lui-même opposé à l'esclavage). De nombreux partisans de l'extrême droite brandissaient des drapeaux confédérés, que beaucoup d'Américains considèrent comme un symbole de racisme, tandis que d'autres exhibent des oriflammes nazies et font le salut hitlérien.

Des violents affrontements ont lieu depuis vendredi 11 entre les deux camps, prenant un tour encore plus tragique avec le décès de cette femme venue s'opposer pacifiquement à l'extrême droite samedi soir. En conséquence, les autorités locales ont décrété l'état d'urgence et l'interdiction du rassemblement.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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