Donald Trump est accusé d'instrumentaliser la mort d'une jeune britannique

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La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
Publié le 08 février 2017
Mis à jour le 08 février 2017
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Donald Trump est accusé d'instrumentalisation par la mère d'une jeune fille décédée en Australie en août dernier.
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Lundi, le président des Etats-Unis accusait certains médias "malhonnêtes" de passer sous silence plusieurs attentats et la Maison-Blanche publiait une liste de ces crimes soit disant tus. Après cette publication, la mère d'une victime accuse Trump d'instrumentalisation.

La mère d'une touriste britannique tuée en Australie en août s'est insurgée ce mercredi 8 contre le fait que la Maison blanche ait qualifié cette attaque de terroriste, accusant Donald Trump d'instrumentaliser la mort de sa fille pour diaboliser les musulmans.

Le président américain a accusé lundi les médias "malhonnêtes" de ne "pas vouloir couvrir" certaines attaques jihadistes, sans étayer ses dires. La Maison-Blanche a dans la foulée publié une liste de 78 "attentats" qui étaient selon elle "exécutés ou inspirés par le groupe" Etat islamique.

Plusieurs médias, dont la BBC, le Guardian, le Washington Post et Le Monde, ont répondu en publiant des liens vers leur large couverture de ces attaques.

Cinq des événements cités ont eu lieu en Australie.

Figurait notamment dans la liste les meurtres en août de deux routards britanniques, Mia Ayliffe-Chung, 21 ans, et Tom Jackson, 30 ans, un crime qui avait été largement couvert par l'Agence France-Presse (AFP) et de nombreux autres médias.

Dans une lettre ouverte au président américain diffusée sur les réseaux sociaux, Rosie Ayliffe, la mère d'une des victimes, s'insurge contre le lien qui est fait entre ce crime et l'islamisme.

"La possibilité que Mia et Tom soient morts dans un attentat islamiste a été écartée dès les premiers moments de l'enquête", écrit-elle.

Un Français, Smail Ayad, a été inculpé pour ce double meurtre commis dans une auberge pour routards de Home Hill, dans le nord de l'Etat du Queensland.

La police australienne avait rapporté que le Français avait crié "Allah Akbar" au moment des faits et lors de son arrestation mais indiqué plus tard qu'il ne présentait aucun signe de radicalisation.

"N'importe quel fou peut crier Allah Akbar en commettant un crime", écrit Rosie Ayliffe, qui dit avoir beaucoup voyagé dans le monde musulman où elle n'a "rencontré que des témoignages de respect et d'hospitalité".

"La diabolisation d'Etats nations et de leurs populations rappelle de façon terrifiante les horreurs qui peuvent survenir quand nous laissons des ignorants nous mener vers les ténèbres et la haine", poursuit-elle.

"La mort de ma fille ne sera pas utilisée pour promouvoir cette folle persécution d'innocents."

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