Etats-Unis: Donald Trump favorable au retour de la torture par noyade

Auteur(s)
La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 22 novembre 2015 - 19:40
Image
Le candidat à l'investiture républicaine Donald Trump.
Crédits
©Kena Betancur/AFP
Le candidat à l'investiture républicaine Donald Trump est favorable au retour de la torture par simulation de noyade.
©Kena Betancur/AFP
Donald Trump estime que vu les atrocités commises par le groupe Etat Islamique, le retour de la torture par simulation de noyade serait "de la gnognotte" et devait être acté.

Donald Trump a encore frappé. Le sulfureux candidat à l'investiture républicaine en vue de la présidentielle américaine de 2016 s'est livré à un nouveau dérapage. Il a déclaré qu'il rétablirait "absolument" la torture par simulation de noyade comme méthode d'interrogatoire s'il était élu, jugeant que le groupe Etat islamique faisait bien pire, lors de l'émission dominicale This Week sur la chaîne ABC.

"Je pense que la simulation de noyade c'est de la gnognotte par rapport à ce qu'ils nous font subir" a-t-il précisé en évoquant la décapitation du journaliste américain James Foley en août 2014 par les djihadistes de Daech.

Le "waterboarding" ou simulation de noyade consiste à verser de l'eau sur un tissu qui bouche le nez et la bouche d'un prisonnier. Cette méthode, mise en place par l'administration Bush et pratiquée par la CIA, est considérée comme de la torture par les Nations unies et a été interdite par le président Obama.

Il avait déjà provoqué un énième tollé la semaine dernière en suggérant de ficher les musulmans aux États-Unis avant de tempérer son propos, a estimé qu'il fallait mettre tous les réfugiés syriens qui seront admis aux États-Unis sous surveillance, en les fichant. Il a également réitéré son opposition à l'arrivée de ces réfugiés, mais reconnu que le président Obama tiendrait sa promesse d'en accueillir 10.000 dans l'année qui vient.

"Nous n'avons aucune idée de qui sont ces gens. Quand les réfugiés syriens commenceront à arriver en masse dans notre pays, on ne sait pas s'ils font partie de l'État islamique, on ne sait pas s'ils sont un cheval de Troie", avait alors souligné le candidat républicain.

 

À LIRE AUSSI

Image
Dix candidats républicains à la Maison Blanche se sont affronté en débat jeudi 6.
États-Unis: Donald Trump se rangera derrière le candidat républicain s'il perd la primaire
Donald Trump a annoncé jeudi 3 qu'il se rangerait derrière le candidat désigné par la primaire républicaine, si ce ne devait pas être lui. Il reste en tête des sondage...
04 septembre 2015 - 09:35
Politique