Libye: Saïf al-Islam, fils de Mouammar Kadhafi, annonce sa participation à l'élection présidentielle

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 20 mars 2018 - 13:33
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Saif al-Islam fils de kadhafi prison
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Saïf al-Islam (ici en détention) est candidat à l'élection présidentielle libyenne de 2018.
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Saïf al-Islam, second fils de Mouammar Kadhafi, a fait part lundi de sa volonté de participer à l'élection présidentielle libyenne qui doit avoir lieu en 2018. L'annonce a été faite par l'un de ses représentants depuis Tunis.

C'est une demi-surprise. Saïf al-Islam Kadhafi, fils du défunt dictateur libyen, a annoncé lundi 19 sa volonté de participer à l'élection présidentielle qui devrait avoir lieu cette année en Libye. Le second fils de Mouammar Kadhafi n'avait jamais caché sa volonté de revenir aux affaires.

L'annonce a été faite par le biais d'un de ses représentants, Ayman Bouras, depuis Tunis. La date n'a pas été choisie au hasard puisqu'elle correspond à celle du début de l'opération Harmattan en 2011, soit la campagne de bombardements franco-britannique (sous mandat des Nations unies) contre les forces de régime de Kadhafi au cours du Printemps libyen.

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Capturé à la chute du régime de son père, Saïf al-Islam a été libéré de sa prison de Zintane en juin 2017 où il était détenu par une milice qui avait refusé de le livrer au gouvernement de Tripoli. Depuis, il n'a jamais fait part de son lieu de résidence.

Jugé en son absence avec trente-sept autres figures du régime par un tribunal de Tripoli, ce docteur en philosophie, architecte-urbaniste de profession, considéré comme le possible héritier de son père, avait été condamné par contumace le 28 juillet 2015 à la peine capitale pour crimes de guerre et répression sanglante des manifestations pacifiques de 2011. Quand la révolte a commencé, Saïf al-Islam qui se disait démocrate, avait finalement promis aux rebelles "des rivières de sang".

Voir également - Libye: le trafic suspendu à l'aéroport de Tripoli en raison de combats

Il est également accusé de crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale (CPI) qui a plusieurs fois demandé son extradition. La justice libyenne a toujours refusé d'extrader son détenu, affirmant qu'elle était juridiquement compétente pour juger cette affaire emblématique.

Dans son allocution Ayman Bouras a fait savoir que le programme de Saïf al-Islam à une "vision politique, sécuritaire et sociale" pour le pays, avec "un programme de réforme et un projet pour l'avenir" rapporte RFI. Et d'ajouter qu'il souhaite "reconstruire la Libye avec l'aide des pays voisins".

Le retour d'un Kadhafi dans la vie politique libyenne pourrait encore rajouter au chaos dans le pays où deux entités, le gouvernement de Tripoli et celui de Benghazi, se disputent la légitimé. Aucune date n'a d'ailleurs été arrêtée pour cette élection.

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