Fermés jusqu’en janvier, les restaurateurs crient leur colère

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Fermés jusqu’en janvier, les restaurateurs crient leur colère

Publié le 25/11/2020 à 11:19 - Mise à jour à 11:21
© Christophe ARCHAMBAULT / AFP
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Auteur(s): FranceSoir

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Symboles des oubliés des réouvertures du 28 novembre, les restaurateurs sont exaspérés, et le mot est faible. Ils ne rouvriront pas leurs établissements avant le 20 janvier, après les fêtes. 
 
Qui plus est, ceux qui tentent de s’en sortir en faisant de la vente à emporter subiront, comme les autres commerces, l’obligation de fermeture à 21 heures. Les annonces d’Emmanuel Macron mardi soir ont incontestablement porté un nouveau coup au moral de la profession.
 
Les restaurants ne seront donc pas ouverts pour Noël et le Jour de l’An, le plus gros mois de l’année. Ils ne le seront pas plus au début de l’année 2021, et la réouverture de janvier – en pleine période creuse -  sera conditionnée à la situation sanitaire.
 
En direct sur Cnews, la colère de Frédéric Jeanjean, restaurateur et secrétaire général de l’UMIH 13, résume l’état d’esprit ambiant :  
 
Le président de l’UMIH du Rhône n’y va pas, non plus, par quatre chemins :
 
« Les restaurateurs n’ont plus rien à perdre. (…) Il faut résister à la bêtise, au non pragmatisme de l’Etat (…) Nous appelons à la désobéissance »
 
Manifestations et recours au Conseil d’Etat
 
Malgré les difficultés et les coups de massue successifs, beaucoup ne comptent pas se laisser abattre. Les manifestations se multiplient aux quatre coins de la France et un appel est lancé pour jeudi à tous les secteurs contraints de rester fermer. Une autre grosse manifestation est prévue en décembre à Paris. 
 
L’UMIH, première organisation patronale du secteur, tente de se défendre au niveau juridique : elle conteste les fermetures devant le Conseil d’Etat, d’une part pour « rupture d’égalité avec la situation des restaurants collectifs et routiers », d’autre part pour « disproportion de la mesure d’interdiction totale d’activité ».  
 
Des aides supplémentaires
 
Dans ce marasme, les plus optimistes tentent de voir le verre à moitié plein, soulagés d’avoir enfin une date de réouverture (probable) et des aides financières annoncées qui pourraient permettre de « limiter la casse », pour reprendre les mots d’un restaurateur lyonnais. 
 
Ce mercredi matin, le chef Philippe Etchebest, justement connu pour ses coups de gueule, parle de « lueur d’espoir » avec la nouvelle aide de 20% du chiffre d’affaires de 2019 pour les entreprises de toutes tailles fermées administrativement, tout en prévenant que les conditions et modalités ne sont pas encore connues. 
 

Auteur(s): FranceSoir

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