La pauvreté s’installe-t-elle durablement dans le monde étudiant de Lyon ?

La pauvreté s’installe-t-elle durablement dans le monde étudiant de Lyon ?

Publié le 30/11/2020 à 07:58
PHILIPPE DESMAZES / AFP
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Auteur(s): FranceSoir
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Un an après le terrible fait divers qui avait marqué les esprits, le milieu étudiant lyonnais semble fortement impacté par la crise sanitaire du Covid-19.

 

Le 8 novembre 2019, l’étudiant Anas K. tentait de s’immoler devant le Crous de Lyon pour dénoncer la précarité de sa situation et plus généralement de tous les étudiants. Plus d’un an après cet appel à l’aide, la situation s’est dégradée pour la quasi-totalité des acteurs concernés. Certes, la tentative de l’étudiant lyonnais avait réveillé les consciences, mais depuis la crise sanitaire s’est installée durablement, et les étudiants sont durement impactés.

Crise financière et sociale dans les universités françaises

Présidente de l’université de Lyon-II, Nathalie Dompnier le confirmait aux journalistes du Monde :

« Nos établissements font des demandes de moyens supplémentaires chaque année (…) L’appauvrissement s’aggrave »

Le ticket Restau-U est passé de 3.30 € à 1 €, les loyers des résidences universitaires a été gelé, une aide de 150 € sera versée à tous les boursiers en décembre….. Des gouttes d’eau, qui ne permettent pas de résister à la paupérisation du milieu étudiant.

Ainsi, le gel des loyers dans les résidences universitaires ne doit pas masquer le fait que seuls 5 % des 50.000 boursiers en bénéficient.

Avec la crise sanitaire, les étudiants ont été privés, pour une grande partie d’entre-eux, de ces petits jobs qui leur permettaient de vivre et de financer leur année. A Lyon-II, 40 % des étudiants en licence comptent sur ces revenus. D’autres étudiants doivent même désormais travailler à temps plein, pour venir en aide à leur famille avec des parents, qui peuvent se retrouver au chômage. Et vouloir mener de front activité salarié à plein-temps et études universitaires reste une ambition démesurée.

Auteur(s): FranceSoir

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En novembre 2019, les étudiants lyonnais alertaient déjà : "la précarité tue"

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