Des ouvriers du textile turc laissent des messages de détresse dans les vêtements Zara (photo)

Des ouvriers du textile turc laissent des messages de détresse dans les vêtements Zara (photo)

Publié le 07/11/2017 à 17:13 - Mise à jour à 17:21
© JOSEP LAGO / AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Zara se retrouve une nouvelle fois au coeur d'une affaire qui risque de nuire à son image. Les ouvriers turcs de l'un de ses sous-traitants n'ont pas été payés. Et pour faire entendre leurs voix, ils ont laissés des messages dans les vêtements vendus en magasins.

"S'il vous plaît, dites à Zara de nous payer". C'est ce qu'ont pu lire certains clients de l'enseigne après avoir trouvé des messages de détresse dans les vêtements qu'ils avaient acheté. Les petits papiers ont été discrètement glissés dans les produits d'une boutique d'Istanbul, en Turquie, comme l'a révélé Associated Press vendredi 3.

Les ouvriers turcs d'un sous-traitant de la marque sont en effet sans travail et n'ont pas été payés de leurs trois derniers mois de salaire. L'usine de textile où ils travaillaient a brusquement fermé, les laissant démunis.

"J'ai fabriqué l'article que vous allez acheter mais je n'ai pas été payé. Nous n'avons reçu ni nos trois derniers mois de salaires ni notre prime d'ancienneté. L'usine a été fermée en l'espace d'une nuit. S'il vous plaît, dites à Zara de nous payer", ont pu lire les acheteurs.

L'usine employait jusqu'ici près de 140 personnes. Bravo Textil fournissait l'enseigne Zara parmi d'autres grandes marques. Déterminés, les anciens employés ont interpellés toutes les entreprises pour lesquelles la firme turque travaillait mais en vain. Ils n'ont pas reçu la totalité des sommes qui leur étaient dues et n'en ont perçu qu'un quart.

Par le passé, Zara avait déjà été pointé du doigt pour sa gestion des sous-traitant. En 2011, la marque avait même été accusée d'esclavage. Des travailleurs boliviens évoluaient dans des conditions plus qu'insalubres dans un atelier clandestin à une centaine de kilomètres de Sao Paulo (Brésil). L'inspection du travail locale avait ouvert une enquête.

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Les employés d'un sous traitant de la marque Zara n'ont pas été payés pendant trois mois.

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