En France, 12 métropoles rassemblent plus de 46% des emplois, un écart qui se creuse avec les plus petites villes

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En France, 12 métropoles rassemblent plus de 46% des emplois, un écart qui se creuse avec les plus petites villes

Publié le 21/02/2017 à 17:25 - Mise à jour à 18:06
© PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Selon une étude de France Stratégie publiée ce mardi, les créations d'emplois en France se concentrent depuis une dizaine d'années sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants au détriment des petites et moyennes villes.

La fracture entre les grandes métropoles et les petites villes se creuse profondément en matière de création d'emplois. D'après une étude de France Stratégie publiée ce mardi 21, les créations d'emplois en France se concentrent depuis une dizaine d'années sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants au détriment des villes petites et moyennes.

La mégalopole parisienne et la douzaine de métropoles régionales qui se trouvent généralement sur les littoraux rassemblent près de 46% des emplois français. Evidemment la capitale représente la plus grande part avec 22%. Cependant elle enregistre une dynamique plus faible que les métropoles provinciales qui représentent au total 24% des emplois. Seul Rouen et Lille ont une dynamique négative. En revanche, les métropoles de Toulouse, Montpellier, Nantes, Rennes, Bordeaux et Lyon ont créé des emplois de 1999 à 2013.

La situation est inédite. Entre 1968 et 1999, la croissance de l'emploi profitait à l'ensemble du pays avant que n'apparaisse le phénomène de "métropolisation". De 2006 à 2013, l'écart s'est creusé entre les aires urbaines de plus de 500.000 habitants et les villes petites à moyennes ainsi que les communes isolées, observe l'organisme placé auprès du Premier ministre. Un phénomène lié à une concentration des postes de cadres dans les métropoles. Ces dernières sont positionnées sur des "métiers structurellement dynamiques", aux tâches "non répétitives" et à "fort potentiel de créations d'emplois d'ici à 2022" (85% des ingénieurs en informatique, 75% des professionnels de l'information et de la communication, 69% du personnel d'études). Des domaines de plus en plus absents des plus petites villes qui reposent sur la création de métiers en perte de vitesse comme ouvrier, salarié ou agriculteur. Elles subissent de plein fouet l'impact de la désindustrialisation.

D'après France Stratégie, cette dynamique "devrait se poursuivre". La sur-représentation des métiers fragiles "sera source de diminutions d'emplois et de reconversions professionnelles imposées par les mutations économiques", anticipe l'étude. Elle prévient: "Le risque qui pèse sur ces territoires est d'autant plus élevé que les personnes exerçant des métiers fragiles ont une mobilité géographique généralement faible."

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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La concentration des emplois de cadre dans les métropole est à l'origine de l'écart grandissant avec les plus petites villes et communes.

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