"Action écologie", pour une écologie "authentique, non-politisée et non-catastrophiste"

"Action écologie", pour une écologie "authentique, non-politisée et non-catastrophiste"

Publié le 26/10/2021 à 14:48
Action écologie / Pixabay
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Auteur(s): FranceSoir
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"Action écologie", une nouvelle association indépendante qui veut promouvoir une écologie responsable, notamment en combattant... des écologistes. Fondée fin 2020 par Benoit Perrin et François Rollet, l'association ne semble pas avoir pour objectif de se faire des amis ; ils pointent déjà du doigt les "pompiers pyromanes" de l'écologie.

Il y a écologie et écologie

Point nodal de tous les discours écologistes, la décarbonation de nos activités ne parvient pas à rassembler tous les militants pour l'environnement. Effectivement, "Action écologie" s'insurge quant à la présence de "soi-disant écologistes" sur les plateaux télévisés, qui monopolisent le débat "pour promouvoir leurs solutions mortifères". Une écologie radicale qui semble avoir pour précepte, entre autres choses, la fin du nucléaire, au profit par exemple des parcs éoliens ou de l'électrique.

Voir aussi : "La peste éolienne", Patrice Cahart alerte sur ces géants d'acier

Ces solutions ne font pas consensus. Bien que nous les entendions moins, d'aucuns considèrent le discours écologiste majoritaire comme étant irraisonnablement catastrophiste, et in fine, contre-productif. "Action écologie" entend porter cette voix responsable et "dénoncer dans les médias les arnaques de l'écologisme".

Les apôtres d'une "écologie agressive et intolérante"

Ainsi, dans un communiqué de presse récent, l'association s'attaque d'un seul coup à la Fondation Nicolat Hulot, à Oxfam France et à Greenpeace. Elles qui ont fait de la décarbonation leur cheval de bataille, allant jusqu'à faire condamner l'État français pour inaction climatique entre 2015 et 2018, ont aussi milité activement pour la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim en 2020. Paradoxe que souligne "Action écologie" : alors que le gouvernement est sommé par la justice d'économiser 15 millions de tonnes de CO₂ d'ici à la fin 2022, fermer la centrale de Fessenheim revient à se tirer une balle dans le pied.

Depuis, il a logiquement fallu pallier le manque énergétique induit par la fermeture de cette centrale. Pour ce faire, le gouvernement a choisi l'utilisation de moyens de production tels que les centrales à gaz ou à charbon. Une décision qui, selon la Revue générale nucléaire, aurait induit un surcroît d'émission annuel entre "6 et 10 millions de tonnes de CO₂". Alors que, si la centrale avait continué de fonctionner, elle aurait pu "compenser le trop plein de CO₂ émis entre 2015 et 2018".

En somme, "Action écologie" souligne un activisme qui "a eu pour conséquence directe d'affaiblir les performances françaises en termes de rejets de gaz à effet de serre". Sur leur site, ils écrivent aussi que "ces imposteurs, en plus de proposer des mesures inefficaces et coûteuses, militent pour détruire notre identité et nos libertés." L'association se présente ainsi en alternative à ce catastrophisme ambiant et politique, qui finit par porter préjudice à l'environnement.

En marche arrière ?

À l'heure où le pouvoir d'achat des Français est mis à mal par une augmentation drastique des prix de l'énergie, entre autres choses, le gouvernement se doit de se poser des questions. Peut-être le chèque d'indemnité inflation promis par Jean Castex ne sera-t-il pas suffisant pour panser les plaies, et déjà, l'État rétropédale sur certaines de ses décisions. Les internautes ne se privent pas de moqueries à ce sujet :

Certains se prêtent à rêver d'un scénario similaire avec Fessenheim. D'ici avril 2022, le gouvernement français aurait tout intérêt à rouvrir la centrale, prouvant ainsi son engagement pour l'environnement et sa capacité à apprendre de ses erreurs, juste avant les bulletins de vote.

Un sujet qui sera certainement au cœur des enjeux de l'élection présidentielle, alors que la primaire écologiste, soldée par une courte victoire de Yannick Jadot, a connu un succès inédit en France.

Voir aussi : Jean-Marc Governatori, candidat à la primaire écologiste : "éducation à la santé" et écologie rassembleuse

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