Le changement climatique modifie la morphologie des animaux

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FranceSoir
Publié le 14 septembre 2021 - 13:48
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Trends in Ecology and Evolution
Mauvaise nouvelle pour la biodiversité
Trends in Ecology and Evolution

Des températures plus fortes, des intempéries plus intenses… Ces événements climatiques différents, impactent fortement les activités humaines, la façon de vivre et l’organisation des sociétés. De la même manière que l'humanité change ses habitudes pour s’adapter, la nature et les animaux le font aussi. Selon une récente étude parue dans Trends in Ecology and Evolution du groupe Cell Press, les animaux, eux, "changent de morphologie pour avoir des appendices proportionnellement plus gros en réponse au changement climatique et aux augmentations de température associées.” 

La chaleur influence la taille des parties thermorégulatrices du corps des animaux

La transformation climatique est concrètement à l'origine de l’évolution très rapide de la taille des appendices des animaux : queues, becs et pattes, plutôt que la taille du corps entier, se transforment pour mieux supporter la chaleur. Ces parties du corps sont souvent directement exposées aux températures, par exemple, le bec des oiseaux, qui est une surface très vascularisée non isolée par les plumes, les pattes sans plume ou sans fourrure chez les oiseaux et les mammifères sont liées à la thermorégulation, pour les lapins et les souris ce sont les oreilles et les queues qui évoluent.

Mauvaise nouvelle pour la biodiversité : certaines espèces n'arriveront pas à s'adapter

Sara Ryding, l'une des auteures de l'étude, explique dans The Conversation que bien que leurs recherches montrent que certains animaux s'adaptent au changement climatique, beaucoup ne le feront pas. Dans le cas de certains oiseaux, habitués à une manière de manger et à un type d’aliment, le changement sera impossible. En outre, selon le dernier rapport du GIEC, le dérèglement en cours est inévitable et s’accélère. Tous les animaux n’auront pas le temps de s’adapter. Ryding considère que le meilleur moyen de protéger les espèces à l'avenir, est de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre et d'empêcher autant que possible le réchauffement climatique.

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