13 novembre: les avocats de Salah Abdeslam, unique survivant du commando terroriste, ne veulent plus défendre leur client

13 novembre: les avocats de Salah Abdeslam, unique survivant du commando terroriste, ne veulent plus défendre leur client

Publié le 12/10/2016 à 08:22 - Mise à jour à 08:23
©DSK/Police nationale/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
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Les avocats de Salah Abdeslam renoncent à défendre leur client. Ils estiment que le seul survivant des terroristes du 13 novembre 2015 ne parlera pas aux juges.

Les avocats de Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats parisiens du 13 novembre, renoncent à défendre leur client, ont-ils annoncé dans un entretien à BFM TV mercredi.

"On a décidé l'un et l'autre de renoncer à la défense" d'Abdeslam. "Nous avons la conviction qu'il ne s'exprimera pas et qu'il appliquera le droit au silence", a expliqué Frank Berton aux côtés de Sven Mary.

"Dans cette position qui est la nôtre qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse. Nous l'avons dit dès le début, nous avons prévenu, si notre client reste muet nous quitterons sa défense", a poursuivi Me Berton.

"Quand on a le sentiment d'être là pour faire des visites sociales à la prison, à ce moment-là une décision doit être prise", a ajouté l'avocat belge, Me Mary.

Mis en examen pour assassinats terroristes et suspect-clé des attentats parisiens qui ont fait 130 morts, Salah Abdeslam est détenu à l'isolement depuis le 27 avril à Fleury-Mérogis (sud de Paris) et placé sous vidéosurveillance 24h/24.

Salah Abdeslam avait tenté, devant le Conseil d’État, de faire suspendre ce dispositif inédit en France, mais la plus haute juridiction administrative l'avait débouté fin juillet, estimant que "le caractère exceptionnel des faits terroristes" pour lesquels il est poursuivi "impliquait que toutes les précautions soient prises".

L'unique membre encore vivant des commandos du 13 novembre, refuse également de répondre aux questions du magistrat antiterroriste chargé de l'enquête sur les attentats de Paris et Saint-Denis. Il exerce son droit au silence pendant l'interrogatoire.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Salah Abdeslam exerce son droit au silence et ne répond pas aux questions des juges.

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