Maltraitances animales à l'abattoir du Vigan: prison avec sursis pour un ex-employé

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Maltraitances animales à l'abattoir du Vigan: prison avec sursis pour un ex-employé

Publié le 28/04/2017 à 20:40 - Mise à jour à 20:47
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Dans le cadre de l'affaire sur les maltraitances survenues à l'abattoir bio du Vigan (Gard), le principal prévenu a été condamné ce vendredi à huit mois de prison avec sursis et 600 euros d'amende par le tribunal correctionnel d'Alès. Agé de 24 ans, l'homme s'est également vu interdire d'exercer en abattoir pendant cinq ans.

Le procès de l'abbatoir bio du Vigan (Gard) connaît son épilogue. Marc Soulier, le principal prévenu contre qui le procureur avait requis un an de prison avec sursis, a été condamné ce vendredi 28 à huit mois de prison avec sursis et 600 euros d'amende par le tribunal correctionnel d'Alès. 

Accusé d'avoir commis "des sévices graves et des actes de cruauté envers un animal tenu en captivité", il lui était reproché d'avoir jeté violemment des moutons par dessus une barrière mais aussi d'avoir utilisé à plusieurs reprises, alors qu'il n'y en avait pas l'utilité, une pince à électronarcose (un procédé provoquant un évanouissement par un courant électrique qui traverse le cerveau). Agé de 24 ans, l'homme s'est également vu interdire d'exercer en abattoir pendant cinq ans.

Quant aux deux autres salariés, également employés de l'établissement et contre lesquels des peines de 150 et 600 euros d'amende avaient été requises, ils n'ont pas été condamnés. En cause: la prescription des faits. De son côté, la communauté de commune du Pays viganais, responsable de l'établissement au moment des faits, devait au cours du procès répondre de plusieurs infractions à la réglementation sur l'abattage des bêtes. Elle a finalement été condamnée à 3.500 euros d'amende contre les 6.000 requis par le procureur.

Mais pour Sébastien Arsac, le porte-parole de L214, il s'agit d'une victoire. "La reconnaissance d'un délit de sévices graves, c'est une première. Jusqu'ici on avait le sentiment que la protection des animaux dans les abattoirs était optionnelle. Il y a un message envoyé tant vers les directions, que vers les employés et les services qui sont sensés contrôler que la réglementation est bien respectée dans les abattoirs", a-t-il déclaré au micro de France bleu.  

Pour rappel, l'affaire avait éclaté en février 2016 lorsque l'association de défense des animaux L214 avait publié sur son site une vidéo montrant de nombreux abus dans les pratiques de l'abattoir du Vigan: animaux mal étourdis, moutons lancés violemment contre des barrières, coups répétés à la matraque électrique.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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La vidéo révélée par l'association L214 dans l'abattoir bio du Vigan (Gard) avait provoqué l'indignation.

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