Arkansas: une femme souhaitant avorter devra avoir l'accord du père, même si c'est son violeur

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Arkansas: une femme souhaitant avorter devra avoir l'accord du père, même si c'est son violeur

Publié le 12/07/2017 à 15:02 - Mise à jour à 15:12
© BORIS HORVAT / AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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En Arkansas, Etat central des Etats-Unis, une loi sur l'avortement va bientôt entrer en vigueur. Elle imposera aux femmes voulant interrompre leur grossesse de demander l'accord du géniteur, même s'il s'agit aussi de leur violeur. Les associations de défense des droits des femmes sont scandalisées par ce nouveau texte.

Aux Etats-Unis, le droit à l'avortement est devenu l'une des préoccupations principales des femmes, surtout depuis l'élection de Donald Trump (puisque le président des USA fait tout pour en restreindre l'accès). Et la nouvelle loi qui entrera en vigueur en Arkansas fin juillet devrait rajouter à  l'inquiétude de ce sujet.

Les législateurs de cet Etat d'Amérique du Nord ont en effet récemment validé un texte qui impose aux femmes souhaitant procéder à une Interruption volontaire de grossesse (IVG) de d'abord recevoir l'accord du géniteur. Sauf s'il s'agit d'une jeune fille de moins de 18 ans. Dans ce cas-là, les parents ou tuteurs légaux auront le dernier mot.

Mais ce qui scandalise le plus les associations de défense des droits des femmes, c'est un élément bien spécifique de cette loi: le père du fœtus devra donner son accord pour que la mère puisse avorter, même en cas de viol.

"Nous nous battrons contre ces hommes politiques qui cherchent à attirer la honte, punir et rendre difficile cette décision (d'avorter) pour les femmes, mais qui veulent aussi rendre impossible l'accès aux soins" a déclaré l'ACLU (American Civil Liberties Union) dans un communiqué.

Avant la validation de ce projet de loi, H.B 1566, inscrit dans "l'Arkansas Final Disposition Rights", avorter était déjà très difficile en Arkansas. Premièrement, il n'y a que quatre établissements sanitaires qui pratiquent les IVG dans cet Etat de près de 138.000km2 et trois millions d'habitants. Et deuxièmement, y entrer nécessite d'abord de passer un entretien préalable, fortement dissuasif. Enfin, si la décision reste inchangée, la femme souhaitant mettre un terme à sa grossesse doit attendre plusieurs jours avant qu'on lui propose un rendez-vous pour procéder à l'opération.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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En Arkansas, une loi va bientôt imposer aux femmes souhaitant avorter de d'abord avoir l'accord du géniteur, même s'il s'agit d'un violeur. (illustration)

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