Attentat de Nice: l'IGPN perquisitionne les locaux de la police municipale

Attentat de Nice: l'IGPN perquisitionne les locaux de la police municipale

Publié le 23/11/2017 à 09:25 - Mise à jour à 09:59
©Valery Hache/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Le centre de supervision de la police municipale de Nice a été perquisitionné par l'IGPN et deux juges d'instruction menant une enquête sur l'attentat du 14 juillet 2016. Ils s'interrogent sur un éventuel dysfonctionnement de la sécurité le soir du drame.

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a effectué une perquisition au centre de supervision de la police municipale de Nice le 26 octobre dernier dans le cadre d'une enquête concernant l'attentat de Nice en juillet 2016 qui avait coûté la vie à 86 personnes et fait plus de 400 blessés.

Selon Le Parisien qui révèle l'information, cette opération de la "police des police" a été diligentée par les juges d’instruction niçois Alain Chemama et Chantal Russo en charge des investigations après la plainte avec constitution de partie civile déposée par Me Yassine Bouzrou, avocat de la famille d'un jeune garçon de 4 ans mort dans l’attentat. Ses proches s'étonnent que la justice ne se soit pas penchée sur un éventuel dysfonctionnement de la sécurité le soir du drame, notamment au sein de la police municipale.

Voir aussi : Attentat de Nice: un an après, les enquêteurs face aux secrets du tueur au camion

Selon le journal, les juges cherchent "à comprendre comment Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, le chauffeur du camion de dix-neuf tonnes qui a foncé sur la foule, a pu effectuer onze passages sur la promenades des Anglais, avec des manœuvres interdites comme ces demi-tours sur les trottoirs, entre le 11 et le 14 juillet". Les magistrats sont intrigués par le fait que malgré l'arrêté municipal interdisant la circulation des poids-lourd dans cette zone, le terroriste ait pu effectuer ses repérages sans être inquiété.

Lire sur le même sujet: Attentat de Nice: pour se reconstruire, deux familles de victimes vont pouvoir visionner les images de l'attaque

Les juges ont interrogé le personnel sur le fonctionnement des logiciels permettant la vidéo verbalisation et la détection d’infractions au code de la route, sur l’existence d’un éventuel système d’alerte automatique, ainsi que sur les modalités de transmission des informations à la police nationale.

"Les juges agissent dans le cadre d'une commission rogatoire (...) à notre demande. Nous sommes content qu'ils collaborent et c'est ce que nous demandons depuis le début", a fait savoir de son côté la mairie de Nice bien que plusieurs médias insistent sur le terme de "perquisition".

Les investigations sur cet attentat revendiqué par l'Etat islamique restent, elles, conduites à Paris par des magistrats antiterroristes.

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Le centre de supervision de la police municipale de Nice a été perquisitionné fin octobre.

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