Attentats du 13 novembre: Abdeslam refuse toujours de répondre aux questions du juge

Attentats du 13 novembre: Abdeslam refuse toujours de répondre aux questions du juge

Publié le 08/09/2016 à 13:59
©DSK/Police nationale/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Salah Abdeslam, le seul survivant des commandos du 13 novembre, a choisi de garder le silence face au juge d'instruction lors de son dernier interrogatoire. Sa volonté de ne pas parler pourrait être une contestation de la vidéosurveillance constante de sa cellule.

Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats parisiens du 13 novembre,"a exercé son droit au silence" face au juge jeudi matin, a déclaré son avocat Frank Berton, tout en disant avoir "bon espoir" qu'il finisse par répondre à la justice.

Pour la troisième fois devant le juge, "il a exercé son droit au silence pendant l'interrogatoire qui a duré environ 1h30", a indiqué devant les journalistes l'avocat français au côté de son confrère belge Sven Mary, qui n'a pas souhaité s'exprimer.

"Ce droit lui appartient, il n'est pas contestable", a justifié l'avocat.

Le parquet de Paris a confirmé à l'AFP que Salah Abdeslam avait gardé le silence face aux questions du juge.

"On a bon espoir qu'un jour ou l'autre Salah Abdeslam réponde aux questions du juge" mais "ce n'est pas pour aujourd'hui".

Selon l'avocat, "un autre rendez-vous sera certainement fixé par le juge d'instruction".

Frank Berton a de nouveau indiqué que la vidéosurveillance 24h/24h de son client, confirmée fin juillet par le Conseil d'Etat expliquait "à l'évidence" son mutisme.

"Cela a toujours eu une influence sur son attitude dans le cadre de cette instruction", a-t-il indiqué, en précisant que cette question fera l'objet probablement d'un prochain débat.

"L'arrêté de vidéosurveillance est valable trois mois et un nouvel arrêté devrait être pris prochainement par le Garde des Sceaux", a expliqué Me Berton en ajoutant: "je crois savoir qu'il (Abdeslam) va également l'attaquer".

L'unique membre encore en vie des commandos du 13 novembre a été extrait de sa cellule de Fleury-Mérogis (sud de Paris) au petit matin et son convoi, sous surveillance maximale, était arrivé vers 07H30 au palais de justice de Paris, selon une source proche du dossier.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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