Attentats: que veut dire le terme fiche "S"?

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 27 mars 2018 - 18:53
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Au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), à Levallois-Perret, le 8 septembre 2017
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© Lionel BONAVENTURE / AFP/Archives
Le plus souvent, c'est la DGSI qui émet les fiches S permettant la surveillance de personnes dangereuses pour la sûreté de l'Etat.
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La série d'attaques terroristes perpétrées dans l'Aude vendredi a à nouveau relancé les débats autour des "fichés S". Au total 20.000 personnes sont recensées dans ce fichier tenu principalement par la DGSI.

Les attentats de Carcassonne et de Trèbes vendredi 23 ont relancé de nombreux débat autour des personnes dites "fichées S". Alors que certains veulent les enfermer par mesure de précaution, d'autres veulent que leurs noms soient dévoilés aux maires des communes et certains encore doutent de l'efficacité de leur surveillance.

En France, 20.000 personnes font l'objet d'une fiche S, c'est-à-dire qu'ils sont surveillés par les services de renseignement. Le S est d'ailleurs une abréviation pour "Sûreté de l'Etat".

La plupart du temps, ces fiches sont émises par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

A voir aussi: Combien d'attentats ont été commis par des fichés "S" étrangers?

Les fiches S ne concernent d'ailleurs pas que les personnes soupçonnées de radicalisme religieux. Certains hooligans ou activistes politiques d'ultragauche ou au contraire d'extrême droite sont aussi fichés S.

Cela permet aux autorités de facilement repérer ces personnes fichées S lorsqu'elles franchissent les frontières notamment.

Etre fiché S ne prouve cependant aucune culpabilité et est simplement un moyen de surveillance: c'est pour cela qu'en l'état actuel de la loi, il est impossible d'enfermer un fiché S, même à titre préventif comme le voudraient par exemple Manuel Valls ou encore Laurent Wauquiez.

Les fiches S sont en outre classée en 16 catégories distinctes numérotées de 1 à 16. Ces niveaux ne correspondent cependant pas à la "dangerosité" des personnes mais "aux actions à entreprendre pour le membre des forces de l’ordre qui contrôlent" chacun de ces individus, comme le rappelait France Inter en juillet 2016.

"Par exemple, Sid Ahmed Ghlam, suspecté d'avoir voulu commettre un attentat dans des églises à Villejuif (Val-de-Marne) en avril, était au niveau 13. Mohammed Merah, le tueur de Toulouse, était, lui, au niveau 5, car jugé encore plus dangereux" et devait être donc surveillé encore plus étroitement.

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