#Balancetonporc: "une main au cul, ça détend tout le monde", le témoignage choquant d'un médecin parisien

#Balancetonporc: "une main au cul, ça détend tout le monde", le témoignage choquant d'un médecin parisien

Publié le 25/10/2017 à 14:37 - Mise à jour à 14:51
©Florence Dupond/Sipa
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Un reportage diffusé par Europe 1 ce mercredi sur le harcèlement sexuel dans le milieu de l'hôpital à de quoi choquer. Un médecin parisien témoigne de l'ambiance de sexisme ordinaire qui règne dans certains services sans en rougir.

Dans la foulée de l'affaire Harvey Weinstein et de l'appel à dénoncer le harcèlement et les agressions sexuelles, sous le hasthag BalanceTonPorc, la parole se libère dans tous les milieux professionnels pour dénoncer le sexisme ambiant. Et le monde de la santé, et particulièrement de l'hôpital, ne fait pas exception, loin sans faux.

En témoigne les réflexions recueillies ce mercredi 25 par Europe 1 auprès d'un médecin parisien. "Franchement, il y a des fois où on met des mains au cul. Oui, si c'est une jeune médecin qui débarque, l'expression +un gros cul+, on peut l'employer et dire qu'on peut s'en servir pour poser nos pintes de bières. Ça, pour moi, non, ce n'est pas du harcèlement sexuel", explique ce praticien d'une quarantaine d'années.

Le médecin ne semble d'ailleurs pas prendre conscience du climat de harcèlement qui découle de ces comportements indécents. "Pour moi ce n'est pas du harcèlement, ça fait rire tout le monde, ça détend tout le monde, c'est un peu notre dérision et notre échappatoire", se justifie-t-il. Avant de tout de même reconnaître: "Effectivement, si on prend la loi, mettre la main au cul d'une collègue, oui, elle pourrait porter plainte contre celui qui lui a fait, c'est vrai".

Des remarques particulièrement choquantes, notamment si on les compare à l'autre témoignage receuille par la radio, celui de Laura, jeune aide-soignante. "Lors du premier stage au bloc opératoire, j'ai demandé comment il fallait s'habiller. On m'a répondu +Complètement à poil, parce qu'il y a des bactéries donc il ne faut pas en mettre+. Ce n'est pas qu'on est naïves ou bêtes, c'est qu'on croit à leur truc et qu'on arrive à poil sous une blouse. Tout le monde se moque de vous. Moi, on m'a déjà arraché ma blouse", raconte la jeune femme.

Et d'ajouter: "je n'hésite pas à mettre des jupes mais il y a des filles sur qui ça pèse, qui peuvent parfois changer de service. On n'en parle pas, car il y a une vraie omerta".

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Le harcèlement sexuel à l'hôpital se poursuit jusque dans le bloc opératoire.

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