La Salvetat-Saint-Gilles: il traite le maire de chamallow et est traîné en justice

La Salvetat-Saint-Gilles: il traite le maire de chamallow et est traîné en justice

Publié le 29/03/2017 à 10:16 - Mise à jour à 10:30
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Un élu de La Salvetat-Saint-Gilles en Haute-Garonne était mardi devant le tribunal de grande instance de Toulouse pour répondre d'une insulte écrite dans un mail professionnel envoyé à une liste d'élus. Il y traitait le maire de la commune de "chamallow". Si l'injure publique est reconnue, cela pourrait lui coûter cher.

"Ce conseil municipal est à l'image de notre bon maire, qui m'évoque un chamallow. Il est mou et gluant". C'est en ces mots que Jean-Louis Cesses a fait référence au maire de la commune de La Salvetat-Saint-Gilles en Haute-Garonne dans un mail rédigé en juin 2015. Ce qui n'a pas du tout plu à l'intéressé visé qui a mené l'affaire devant le tribunal.

Les deux parties étaient donc devant le tribunal de grande instance de Toulouse mardi 28 pour décider si oui ou non "chamallow" était une insulte. Le procès avait lieu, après deux renvois, pour "injure publique envers personne dépositaire de l'autorité publique".

L'avocat du maire "injurié" a estimé que chamallow était bien une insulte. "On sait que le chamallow, ce n'est pas un concentré d'intelligence quand on en fait l'allégorie". En face, la défense a rétorqué que c'était "une confiserie sympathique".

Mais le nœud du problème ne réside en réalité pas dans ce qualificatif sucré. Le maire, François Arderiu, a protesté contre "le caractère public de ce mail" envoyé à partir d'une boîte professionnelle à plusieurs personnes (une erreur qu'a d'ailleurs reconnue Jean-Louis Cesses).

"Il faut que ce mode de communication auprès des employés de la mairie cesse pour qu'on puisse travailler sereinement. (…) Le chamallow, on peut en faire l'exégèse, mais avec la photo et le commentaire, je pense que personne ici n'aimerait recevoir cette qualification" a-t-il ajouté. Car oui en pièce jointe il y avait en plus une photo d'illustration.

Aucune réquisition n'a été faite et le jugement a d'ailleurs été mis en délibéré au 20 juin. Mais si l'injure publique est établie, sans caractère raciste, sexiste ou homophobe, Jean-Louis Cesses pourra se voir infliger une amende pouvant aller jusqu'à 12.000 euros.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Si l'injure publique "chamallow" est établie, sans caractère raciste, sexiste ou homophobe, Jean-Louis Cesses pourra se voir infliger une amende pouvant aller jusqu'à 12.000 euros.

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