Braquage dans une imprimerie de billets: de 18 mois avec sursis à 12 ans de prison

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Braquage dans une imprimerie de billets: de 18 mois avec sursis à 12 ans de prison

Publié le 01/06/2016 à 18:41
©A.Gelebart/Sipa
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Douze prévenus ont été condamnés à des peines allant de 18 mois avec sursis à 12 ans de prison pour avoir prévu de braquer une imprimerie de billets de banque à Rennes. Ils doivent en outre verser 30.000 euros de dommages et intérêts à la société Oberthur Fiduciaire qui s'était constituée partie civile.

Douze prévenus ont été condamnés à des peines allant de 18 mois avec sursis à 12 ans de prison ferme pour un projet de braquage contre l'une des plus importantes imprimeries de billets de banque d'Europe à Rennes. Le tribunal correctionnel de Grenoble a retenu la culpabilité de l'ensemble des prévenus, onze hommes et une femme âgés de 27 à 38 ans, et les a condamnés à verser 30.000 euros de dommages et intérêts à la société Oberthur Fiduciaire, qui s'était constituée partie civile. Dans le détail, deux prévenus ont écopé de 18 mois avec sursis, deux autres de deux ans ferme, deux autres de six ans, deux autres de sept ans. Un prévenu a été condamné à 8 ans, un autre à 10 ans et les deux derniers à 12 ans ferme.

Vendredi 27, le parquet avait requis des peines allant de deux ans avec sursis à 17 ans de prison ferme. "Le tribunal a considérablement réduit les peines requises qui étaient des peines d'actes réalisés et non pas d'un projet dont on ne sait pas s'il aurait été mené à son terme", a commenté Me Alain Fort, avocat de la défense. Me Arnaud Lévy-Soussan a au contraire estimé que les juges avaient pris en considération "le contexte général autour du dossier" sans appliquer "le principe d'individualisation de la sanction" pour son client "qui passait pour la première fois devant un tribunal" et a été condamné à sept ans de prison. Le tribunal a d'ailleurs délivré un mandat d'arrêt à l'encontre de ce prévenu, originaire de Béziers, qui comparaissait libre et ne s'est pas présenté à l'audience pour la lecture du délibéré.

C'est la PJ de Grenoble qui avait découvert ce projet de braquage d'envergure en surveillant les allées et venues et les conversations téléphoniques d'un Grenoblois suspecté de trafic de drogue. Le 12 juin 2014, une vaste opération de perquisitions et d'interpellations était lancée. Elle permettait la découverte d'un impressionnant arsenal d'armes (fusil d'assaut, pistolet automatique, etc.), de munitions et de matériel. Les prévenus, originaires de Rennes, Grenoble ou Paris, disposaient notamment de tenues de vigiles et matériels de police municipale, talkies-walkies et radios portatives, haches, marteau brise-vitre... Et même de matériel destiné à empêcher les poursuites policières: brouilleur radio, herses pour barrage routier, etc... Côté renseignements, ils s'étaient procuré des plans de l'imprimerie mais aussi une vidéo de l'intérieur des locaux prise par un ancien employé.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP


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