Braquage de Kim Kardashian: 14 suspects en garde à vue, les bijoux toujours introuvables

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Braquage de Kim Kardashian: 14 suspects en garde à vue, les bijoux toujours introuvables

Publié le 11/01/2017 à 17:19 - Mise à jour à 17:22
©Charles Platiau/Reuters
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Dans le cadre de l'enquête sur le braquage de Kim Kardashian à Paris, 14 suspects, soupçonnés d'être impliqués dans le vol ou l'écoulement des bijoux, étaient toujours en garde à vue ce mercredi. Trois autres personnes ont en revanche été relâchées la veille, sans qu'"aucune charge ne soit retenue contre elles".

Deux jours après le coup de filet dans l'enquête sur le braquage de la star américaine Kim Kardashian à Paris, quatorze suspects étaient encore en garde à vue, soupçonnés d'être impliqués dans le vol ou l'écoulement des bijoux, qui n'ont toujours pas été retrouvés. Trois autres personnes ont en revanche été relâchées mardi 10 au soir, sans qu'"aucune charge ne soit retenue contre elles", a relevé une source proche de l'enquête. Il s'agit d'une femme et de deux hommes, dont un chauffeur de personnalités qui a véhiculé la vedette de téléréalité dans Paris, où elle était venue assister à la Fashion Week.

Le frère du chauffeur était toujours en garde à vue mercredi, a précisé la source. Parmi les suspects entendus par les enquêteurs, cinq, âgés de 54 à 72 ans, sont soupçonnés d'avoir directement participé au braquage. L'ADN de l'un d'entre eux, un homme de 60 ans, connu pour des affaires de grand banditisme, a été retrouvée notamment sur les liens et le bâillon qui entravaient Kim Kardashian, conduisant les investigations aux autres membres de l'équipe. Quant au plus âgé des braqueurs présumés, interpellé à Grasse (Alpes-Maritimes) et installé de longue date sur la Côte d'Azur, il est aussi connu des services. Condamné en 2006 pour trafic de cocaïne, il continuait de fréquenter des figures du milieu azuréen, selon une source policière. Un sixième homme est soupçonné d'avoir servi de chauffeur aux présumés agresseurs.

Deux femmes figurent parmi les huit autres gardés à vue. Certains sont suspectés d'avoir participé à l'écoulement des bijoux, notamment un homme de 64 ans, condamné en 1998 pour "détention et transport de fausse monnaie" et en 2011 pour "vol aggravé". Figure du milieu gitan, il a en revanche été acquitté en juin 2016 dans une affaire de faux billets, justifiant, à l'occasion de ce procès, ses revenus par le commerce de ferraille, voitures, tapis... L'enquête étant notamment ouverte pour "vol avec arme en bande organisée", les gardes à vue sont susceptibles de durer jusqu'à 96 heures, soit vendredi.

Reste que les bijoux, d'une valeur de 9 millions d'euros, n'ont à ce stade pas été retrouvés. "Environ 200.000 euros en liquide ont été saisis" lors des perquisitions, d'après la source proche de l'enquête. Les investigations, qui ont conduit lundi à l'arrestation de dix-sept personnes, notamment en région parisienne, dans le Gard et les Alpes-Maritimes, pourraient s'orienter vers Anvers (Belgique), plaque tournante du commerce de diamants, où deux des suspects ont été repérés.

Ce braquage spectaculaire, le plus important vol de bijoux commis au détriment d'un particulier en France depuis plus de 20 ans, avait fait en quelques heures le tour du monde et affolé les réseaux sociaux. Dans la nuit du 2 au 3 octobre, la vedette ultramédiatisée de 36 ans avait été agressée par cinq hommes armés - arrivés et repartis à vélo - dans une discrète résidence hôtelière de luxe du centre de Paris. Après l'avoir ligotée, bâillonnée et enfermée dans la salle de bain, ils étaient repartis avec une bague d'une valeur de quatre millions d'euros et un coffret de bijoux pour un montant de cinq millions.

Le vol des bijoux de Kim Kardashian s'inscrit dans une série d'agressions de riches étrangers, qui écornent l'image de Paris, première destination touristique au monde, en pleine campagne pour reconquérir ses visiteurs après les attentats djihadistes meurtriers de novembre 2015.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP


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Les bijoux, d'une valeur de 9 millions d'euros, n'ont à ce stade pas été retrouvés.

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