Bure: prison ferme pour deux opposants après les violences lors de l'évacuation du site

  •  Vous appréciez FranceSoir, soutenez son indépendance !  

Bure: prison ferme pour deux opposants après les violences lors de l'évacuation du site

Publié le 20/03/2018 à 08:06 - Mise à jour à 08:07
© JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
-A +A

Le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc, dans la Meuse, a condamné deux personnes à huit mois de prison dont cinq avec sursis et trois mois de prison. Ces deux opposants au centre d'enfouissement de déchets nucléaires à Bure ont été jugés coupables de violences lors de l'évacuation du site en février.

Un homme de 24 ans et une femme, opposants aux projet de centre d'enfouissement de déchets nucléaires de Bure, dans la Meuse, ont été condamnés à de la prison ferme lundi 19.

Ils comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Bar-le-Duc pour avoir commis des violences lors de l'évacuation du site le 22 février dernier.

A voir aussi: Bure - quatre blessés très légers lors d'échauffourées aux abords du site

Lui a été condamné à huit mois de prison dont cinq avec sursis assortis à une interdiction de territoire en Meuse et en Haute-Marne. Il a été jugé coupable d'avoir jeté un bidon d'essence enflammé sur des gendarmes, il nie cependant les faits. Il était aussi accusé d'avoir incendié le bivouac où il se trouvait.

il a cependant reconnu avoir donné un coup de pied à un militaire et craché sur un autre alors qu'il était interpellé, "par dégoût et par mépris" comme le relate Le Monde."Je venais de perdre une partie de ma vie dans les flammes de cette cabane et dans les ruines de tous les lieux habités, rasés ce matin-là", a-t-il expliqué.

La jeune femme, qui a refusé de se lever et de décliner son identité lors du procès , a été condamnée à trois mois de prison ferme. C'est d'ailleurs la peine qu'avait requise le procureur. Elle faisait partie d'un groupe qui a jeté des pierres sur le véhicule d'un pépiniériste mandaté par l'Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs).

Une autre personne, qui a refusé d'être défendue, était aussi jugée lundi et a écopé de quatre mois de prison avec sursis pour avoir fait preuve de rébellion lors de la perquisition de "maison de résistance" à Bure.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Des violences avaient éclaté entre les opposants au site d'enfouissement de déchets nucléaires et les gendarmes lors de l'évacuation du site de Bure.

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-