Calais: deux mois après le démantèlement, quelques mineurs de retour dans la "Jungle"

Calais: deux mois après le démantèlement, quelques mineurs de retour dans la "Jungle"

Publié le 03/01/2017 à 19:11 - Mise à jour le 04/01/2017 à 11:21
©Philippe Huguen / AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP
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Deux mois après le démantèlement de la "Jungle" de Calais et la répartition de ses milliers d'habitants en centres d'accueil, les migrants n'ont pas totalement déserté la zone. "Une poignée" de mineurs selon la préfète, "un peu plus" selon les associations tentent encore de rejoindre le Royaume-Uni.

Quelques jeunes migrants déterminés à se rendre en Angleterre sont réapparus au cours des derniers jours dans le Calaisis, a-t-on appris mardi auprès des autorités, un "premier signe" de retours plus nombreux selon des associations.

"Depuis deux semaines nous avons vu réapparaître des personnes se déclarant mineures, une poignée", a indiqué la préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, à l'AFP. "Nous les envoyons pour une évaluation (de leur statut de mineur) à l'aide sociale à l'enfance du Conseil départemental, à Saint-Omer", a-t-elle précisé, deux mois après le démantèlement de la "Jungle".

Selon la préfète, "90% d'entre eux ne viennent pas des CAOMI (centres d'accueil et d'orientation dédiés aux mineurs), c'est plutôt un autre flux qui vient de Paris et d'ailleurs. Ceux qui sont partis des CAOMI ont compris qu'on ne passait pas à Calais, et ne reviennent plus".

Les bénévoles de l'Auberge des migrants, alertés par un réseau d'informateurs, "ont rencontré depuis ce weekend une dizaine de mineurs" provenant des CAOMI, rapporte cependant de son côté à l'AFP Christian Salomé, président de l'association.

"Ils sont très instables, ils ont un choc quand ils voient le terrain vague de l'ex-Jungle car ils ne croyaient pas que tout avait disparu. Ils se rendent compte qu'ils ne pourront pas passer en Angleterre sans l'aide de passeurs, qui ne veulent pas les prendre", témoigne l'associatif.

Pour ces mineurs, "un peu plus qu'une poignée", "c'est l'enfer, ils ont froid et pas d'endroit où dormir", alerte Vincent De Coninck, chargé de mission pour le Secours catholique dans le Pas-de-Calais.

"Ils ont quitté les CAOMI car ils se sont sentis trahis, on leur a dit +montez dans les bus et vous irez en Angleterre+ mais ça ne s'est pas fait, du coup ils reviennent déterminés à passer", ajoute-t-il. Selon le responsable humanitaire, "c'est le premier signe" d'un retour de migrants plus important.

Sur les 1.900 mineurs isolés pris en charge après le démantèlement de la "Jungle" en octobre, seuls 500 avaient été acceptés par la Grande-Bretagne à la mi-décembre (866 sur toute l'année 2016).

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Les associations voient dans la présence de ces quelques mineurs un "premier signe" de retours plus nombreux des migrants dans la "Jungle" de Calais.

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