Calais: les CRS arrêtent une femme armée, il s'agissait d'un exercice "alerte attentat"

Calais: les CRS arrêtent une femme armée, il s'agissait d'un exercice "alerte attentat"

Publié le 05/10/2016 à 07:12
©Christian Hartmann/Reuters
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
-A +A

Des CRS ont arrêté, en la mettant en joue, une femme armée dans le port de Calais. II s'agissait d'un exercice de sécurité, qui aurait pu virer au drame, et qui n'avait pas été annoncé.

Le cafouillage pourrait presque faire sourire s’il n’avait pas failli se finir en drame, et s’il nétait pas symptômatique des carences de communication entre les différents services de sécurité. Le vendredi 30 septembre, les CRS sont intervenus sur le port de Calais en urgence, par crainte d’un attentat. Problème: la suspicison d’action terroriste en question n’était… qu’un exercice organisé par les services de sécurité du port.

Ce jour-là en effet, un employé du port prévient les autorités qu’il a repéré une femme qui s’est fait remettre des "armes longues à la grille d’entrée" selon le quotidien La Voix du Nord. L’alerte est donnée et les hommes de la patrouille en mission renfort PAF (police aux frontières) repèrent la femme. Celle-ci  se dirige alors à pied vers le quai d'embarquement et les forces de l’ordre l’interpellent, alors que cette dernière détient effectivement des armes. Elle parviendra finalement à convaincre les CRS qu’il s’agissait-là d’un exercice, dont ils n’avaient pas été avertis, alors que ceux-ci la tenaient en joue avec leurs armes.

C’est le syndicat UNSA Police qui diffusera d’ailleurs sur les réseaux sociaux la nature de cette lamentable confusion qui aurait pu mal finir.

Le représentant du comité hygiène et sécurité (CHST) du port de Calais, qui n’était pas au courant de l’exercice, explique lui aussi dans le quotidien Nord Eclair que l’on est pas passé loin du drame: "On a frôlé la catastrophe. Ce n'est qu'après que la cobaye a compris qu'elle aurait pu se prendre une balle en pleine tête (…) Ça nous paraît aussi surprenant que l'exercice se soit déroulé en pleine journée, indique David Létendart. Nous voulons essayer de comprendre ce qu'il s'est passé et prendre les mesures correctives".

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




La femme "aurait pu se prendre une balle en pleine tête" selon un représentant du CHST de Calais.

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-