Cantal: des dizaines de cadavre de vaches chez un éleveur dépressif

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Cantal: des dizaines de cadavre de vaches chez un éleveur dépressif

Publié le 04/05/2018 à 18:16 - Mise à jour à 18:20
©THIERRY ZOCCOLAN / AFP/Archives
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Plus de 70 vaches d'un élevage du Cantal sont mortes de faim et de soif ou euthanasiées par les autorités depuis lundi. Dépressif, l'éleveur les auraient laissées à l'abandon sans eau, ni nourriture ni soin. Il a été hospitalisé et une enquête a été ouverte pour maltraitance

La quasi-totalité des vaches sont mortes faute de soin. Le drame sanitaire et animalier qui s'est joué à Saint-Gérons (Cantal) ces derniers jours trouverait son origine dans un drame humain.

Lundi 30 avril, des habitants de la commune ont signalé au maire une odeur nauséabonde provenant d'un élevage bovin. L'édile s'est donc rendu sur place accompagné d'agents de la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP), rapporte La Montagne.

C'est un spectacle désastreux qui s'est alors présenté à eux. Sur un cheptel de 87 bêtes, 58 étaient déjà mortes. Les autres se trouvaient dans un tel état que 14 de plus ont dû être euthanasiées sur décision du parquet. La quinzaine d'animaux restants devaient être confiés à un autre éleveur.

Les vaches avaient en effet été laissées totalement à l'abandon, sans eau ni nourriture et leur litière n'avait pas été changée depuis longtemps. Le propriétaire de l'exploitation aurait tout simplement cessé de s'en occuper.

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L'homme de 44 ans serait dans un état dépressif, selon les propos du maire rapportés par le quotidien local: "Il est désemparé, il ne se rendait plus compte de ce qu’il faisait. Il est dans le déni absolu". Une situation qui durait semble-t-il depuis plusieurs mois, un premier signalement ayant été fait et le décès de plusieurs vaches constaté à l'automne dernier. Mais selon le maire, aucune "urgence" ne permettait d'ordonner des mesures puisque les vaches paissaient alors dans l'herbe et avaient accès à des sources. Et la situation se serait améliorée en janvier.

L'homme a été hospitalisé. "C’est le désarroi de certains agriculteurs. Pour faire ce métier, il faut être résistant, beaucoup de difficultés pèsent sur une seule personne. Il ne faut pas oublier qu’il y a un homme aussi. Il faut penser à le soigner", regrette le maire. Une enquête a été ouverte pour maltraitance sur animaux.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr


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L'éleveur dépressif aurait cessé de s'occuper de ses vaches.

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