Compiègne: les locataires contraints d'abandonner le quartier aux dealers

Compiègne: les locataires contraints d'abandonner le quartier aux dealers

Publié le 22/02/2017 à 18:10 - Mise à jour à 18:19
©Philippe Huguen/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Confronté à la présence continue de dealers dans les cages d'escalier de ses immeubles, un bailleur social de l'Oise a décidé d'évacuer et de reloger ses locataires d'un quartier sensible de Compiègne. Une décision inédite et polémique que déplorent les élus locaux.

Impuissant face aux dealers, le bailleur social a décidé de leur laisser les immeubles, d'en évacuer ses locataires et de murer les cages d'escalier. Une décision qui semble montrer l'état d'impuissance des pouvoirs publics pour endiguer le trafic dans un quartier sensible -le Clos des roses- d'une ville qui l'est réputée beaucoup moins, Compiègne (Oise).  

Début janvier, l'Opac (Office public d'aménagement et de construction) de l'Oise avait pris la décision lourde de sens d'évacuer 25 familles. Cela car les cages d'escalier ont été investies par les dealers. Non seulement ceux-ci y font leur "business", mais ont également pour habitude de dégrader les lieux, de détourner le courant et l'eau, et auraient même installé un laboratoire.

A la suite de cette décision, qui avait provoqué la colère du préfet de l'Oise, une équipe de TF1 s'était rendue sur place le 10 janvier dernier pour un reportage, et avait été accueillie par des jets de pierre, mettant un peu plus en lumière la situation de ce que certains n'hésitent plus à qualifier de "zone de non-droit", et même de "supermarché de la drogue" pour un procureur.

Les "évacuations" et le relogement ont débuté le 9 février dernier, relate Le Parisien. Elle devraient se poursuivre jusqu'à début mars, en toute discrétion. Autre symbole qui semble montrer qu'il est impossible d'agir en toute quiétude dans le quartier, ou du moins aux abords des immeubles concernés. L'Opac a justifié cette décision inédite par les risques d'incendies et d'explosions ou la crainte d'avoir "la mort d'un locataire sur la conscience".

Un choix critiqué par le maire (LR) de la ville Philippe Marini qui dit comprendre la "frustration" du bailleur social mais considère que cela revient à "donner raison aux dealers". A fortiori après que le quartier a bénéficié d'un projet de rénovation de 70 millions d'euros.

Du côté des syndicats de policiers, on point le manque d'effectif, mais aussi un manque de sévérité de la part du tribunal correctionnel de Compiègne en matière de trafic de drogue.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Les autorités déplorent un manque d'effectif pour lutter contre les dealers.

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