Condamné pour viol sur mineures, il n'a jamais rencontré ses victimes

Auteur(s)
La rédaction de France-Soir
Publié le 26 septembre 2018 - 12:42
Image
Les restes carbonisés de la jeune fille au pair française Sophie Lionnet ont été retrouvés dans le jardin du logement de son employeuse Sabrina Kouider dans le sud de Londres
Crédits
© Brendan Smialowski / AFP/Archives
L'accusé a été reconnu coupable de viol sur mineures pour ses actes.
© Brendan Smialowski / AFP/Archives
Mardi, un tribunal belge a condamné un homme de 25 ans pour "viol" alors que l'individu n'avait jamais rencontré ses victimes. Il faisaient chanter de jeunes filles mineures sur les réseaux sociaux pour les forcer à envoyer des images d'elles s'exhibant sexuellement.

L'affaire est sordide mais le jugement, lui, pourrait faire couler beaucoup d'encre. Mardi 25, un tribunal belge a condamné un jeune homme de 25 ans pour viol. Pourtant, l'accusé n'a jamais rencontré ses victimes. Il les a harcelées sexuellement sur les réseaux sociaux, mais le tribunal a considéré que certains éléments de l'affaire pouvait s'apparenter à du viol.

Les faits se déroulent entre 2011 et 2016. Le jeune homme multipliait les faux profils pour approcher de jeunes mineures, avec des victimes n'ayant parfois que 13 ans. Commençant à discuter avec les jeunes filles sur le ton de la drague, il parvenait à se faire remettre des photos dénudées. Puis, il demandait alors à ses victimes de s'exhiber de manière plus explicite ou de se masturber, menaçant face à leur refus de rendre public les photos qu'il avait déjà reçues.

C'est sur la base de ce procédé que le tribunal à décider de condamner le suspect pour "viol à distance" comme le rapporte le journal La Libre Belgique. "Même s’il n’y a eu aucun contact physique, c’est un viol. Il n’y avait pas de consentement et il a manipulé la jeune fille par un véritable chantage" a déclaré le magistrat.

Voir aussi: Une jeune femme de 22 ans violée en pleine rue à Clermont-Ferrand 

La seule victime présente sur le banc des parties civiles a témoigné de la manière dont sa vie est devenue un enfer après cette affaire, l'agresseur ayant malgré tout diffusé des photos intimes.

Le "violeur à distance" a été condamné à cinq ans de prison avec sursis.

Lire aussi:

Vesoul: accusé de viols sur sa fille "qui l'aguichait" selon lui

Vidéo de viol de Toulouse: accusé sur les réseaux, Sammy dément

14/08 à 18:20
Soutenez l'indépendance deLogo FranceSoir

Faites un don