Deux-Sèvres: à 91 ans, il tue à coups de canne une femme de 85 ans

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 03 janvier 2018 - 16:01
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Violences psychologiques ou physiques, escroqueries, discriminations, isolement, la maltraitance des
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© LOIC VENANCE / AFP/Archives
Le nonagénaire a frappée deux femmes avec sa canne. L'une d'entre elle est morte.
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Le résident d'un Ehpad des Deux-Sèvres a battu à mort avec sa canne une octogénaire dans la nuit de mardi à ce mercredi. Il a été stoppé alors qu'il s'en prenait à une seconde femme. La direction évoque un "moment de démence".

Le nonagénaire aurait été pris d'une crise de démence qui a coûté la vie à l'une de ses voisines, battue à mort.

Un homme de 91 ans, résident d'un Ehpad (établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes) à Celles-sur-Belle (Deux-Sèvres), a tué à coups de cannes une femme de 85 ans et blessé une autre, âgée de 86 ans, dans la nuit de mardi 2 à ce mercredi 3.

Les circonstances exactes du drame restent à établir, personnes n'ayant assisté à la mort de la première victime. Le personnel de l'établissement l'a découverte alors que l'homme s'en prenait à une seconde femme, la frappant avec sa canne, vers 1h30.

Lire aussi: Castillonnès - un nonagénaire tue sa femme quasi-centenaire

Pourtant, selon le directeur de l'Ehpad interrogé par France Bleu, le personnel était en nombre suffisant cette nuit-là pour assurer la surveillance et les soins des 90 résidents que compte l'établissement. Une aide soignante, deux agents sociaux, une infirmière d'astreinte et un directeur d'astreinte étaient là.

Il évoque un "accident" et "un moment de démence" de la part de l'auteur des faits. Celui-ci a été transféré aux urgences pour y subir des examens psychiatriques. Il n'aurait pas d'antécédent de violences.

L'enquête confiée à la compagnie de gendarmerie de Niort devra préciser le déroulement des faits mais également si le nonagénaire peut être considéré comme pénalement responsable. Les experts et la justice devront déterminer si un trouble psychique ou neuropsychique a "aboli" ou simplement "altéré" son discernement ou le contrôle de ses actes. Dans ce dernier cas, il pourrait être jugé, mais la justice devrait tenir compte de son grand âge dans le traitement de l'affaire.

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