Eleveur abattu en Saône-et-Loire: les deux gendarmes sont en garde à vue

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Eleveur abattu en Saône-et-Loire: les deux gendarmes sont en garde à vue

Publié le 22/05/2017 à 07:07 - Mise à jour à 07:08
©Witt/Sipa
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Les deux gendarmes qui ont abattu samedi un éleveur qui visiblement leur fonçait dessus avec sa voiture ont été placés en garde à vue dimanche. Ce choix est motivé par la recherche du déroulé exact des faits et ne sous-entend pas nécessairement que les militaires aient commis une faute.

Les deux gendarmes qui ont abattu un éleveur de Saône-et-Loire, alors que ce dernier leur fonçait visiblement dessus avec sa voiture samedi 21, ont été placés en garde à vue dimanche 22. C'est le parquet qui a confirmé la nouvelle.

La démarche ne sous-entend pas que les gendarmes aient une responsabilité pénale dans la mort de l'éleveur bovin de 37 ans, tué par les militaires non loin de Cluny. Les gendarmes appelés pour vérifier le comportement étrange de  cet homme qui circulait autour du château local muni de jumelles s'étaient rendus dans un petit chemin de terre pour contrôler l'homme. Là, selon leur propos, l'individu n'a pas hésité à leur foncer dessus avec son véhicule forçant les deux militaires à ouvrir le feu. Les secours ont été prévenus mais le Samu n'a pas pu réanimer la victime.

"Il y a une infraction à vérifier qui est celle de violences avec armes ayant entraîné la mort. (...) C'est le cadre juridique le plus protecteur puisqu'il y a le droit à un avocat et que les personnes sur lesquelles on travaille au sujet de leurs responsabilités sont gardées à disposition des enquêteurs", a expliqué la procureure de Mâcon, Karine Malara qui rappelle que cette garde à vue "n'est absolument pas une présomption de culpabilité".

Cependant, il a été annoncé qu'après 24 heures de garde à vue, celle-ci serait prolongée lundi matin.

L'éleveur abattu par les gendarmes était recherché et ce n'était pas la première fois qu'il menaçait les forces de l'ordre. Le 11 mai dernier, son exploitation de Trivy avait été contrôlée par les services sanitaires avec lesquels il connaissait d'ailleurs des conflits depuis plusieurs années. Il avait déjà été sanctionné pour défaut de soins de ses bêtes. Décrit comme un homme "qui n'allait pas bien", il avait déjà foncé sur des gendarmes, avec son tracteur, alors que ceux-ci escortaient un inspecteur sanitaire.

Les deux gendarmes auteurs des tirs ont été brièvement hospitalisés après les faits, en état de choc.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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La garde à vue a été prolongée lundi matin.

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