Elle finit paralysée après une erreur médicale, le médecin exerce toujours

Elle finit paralysée après une erreur médicale, le médecin exerce toujours

Publié le 02/07/2018 à 10:57 - Mise à jour à 11:11
©Jean-Sébastien Evrard/AFP
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de France-Soir
-A +A

Nathalie est devenue paraplégique à la suite d'une opération de routine durant laquelle les seringues auraient été confondues. Elle a déposé plainte contre le médecin anesthésiste en fonction ce jour-là et s'offusque qu'il exerce toujours cinq mois après les faits.

Elle demande réparation. Une femme devenue paraplégique à la suite d'une opération bénigne, pratiquée à la clinique Claude-Bernard à Ermont (Val-d’Oise) en janvier dernier, accuse l'anesthésiste d'avoir commis une grave erreur.

L'histoire de Nathalie, rapportée par La Gazette du Val-d'Oise, a donc débuté lorsqu'elle s'est fait poser des bandelettes urinaires pou pallier à un léger problème d'incontinence d'effort. Durant cette chirurgie de routine, elle a reçu une forte dose d'un antibiotique, de la gentamicine, à la place du produit anesthésiant.

L'erreur a failli lui coûter la vie. Elle est tombée dans un coma dont elle est sortie avec des séquelles au niveau de l'ouïe et de l'élocution, mais surtout en ayant perdu l'usage de ses jambes, définitivement semble-t-il.

Lire aussi: Bébé décapité pendant l'accouchement - la médecin continuera d'exercer

Pour elle, c'est le médecin anesthésiste qui est responsable de cette erreur et de son état. Celui-ci rejette la faute sur le personnel soignant selon l'avocate de la victime.

Nathalie a décidé de lutter sur deux fronts pour obtenir réparation mais aussi la reconnaissance par le médecin de sa responsabilité. "Il n’a eu aucun geste envers moi depuis l’opération qui me prouverait qu’il regrette, même pas un mot. Je n’attends pas d’excuses, il n’en fera pas. Je veux que tout le monde sache qu’il a failli me tuer en me faisant une anesthésie", assure Nathalie.

En plus de la procédure en responsabilité médicale, actuellement examinée par un collège d'experts, l'affaire a donc été portée devant le Conseil de l'ordre des médecins ainsi qu'au pénal via une plainte pour violences et blessures involontaires.

Aucune de ces procédures n'ayant encore abouti, le médecin reste présumé innocent. Mais Nathalie s'offusque qu'aucune mise à pied n'ait été décidée par sa hiérarchie: "Lui, pendant ce temps, il vit sa vie tranquille et le pire c’est qu’il continue à pratiquer. Ce n’est pas normal!" , juge-t-elle.

Auteur(s): La rédaction de France-Soir

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




L’anesthésiste se serait trompé de seringue, causant la paralysie de sa patiente.

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-