Gard: deux collégiens de 13 ans accusés d'un viol diffusé sur Snapchat

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Gard: deux collégiens de 13 ans accusés d'un viol diffusé sur Snapchat

Publié le 30/04/2018 à 10:52 - Mise à jour à 11:02
©Frédéric Bisson/Flickr
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Deux collégiens de 13 ans ont été mis en examen jeudi. Ils sont soupçonnés d'avoir violé un de leur camarade de classe, souffre-douleur au collège, en marge d'un voyage scolaire à Malte.

Les faits qui leur sont reprochés (même s'ils sont toujours présumés innocents) semblent à peine croyables: deux collégiens de 13 ans seulement ont été mis en examen pour avoir violé l'un de leurs camarades. L'agression aurait été commise en marge d'un déplacement scolaire.

Les faits remontent au mois de mars. Les élèves de 4e du collège Saint-Joseph à Saint-Ambroix (département du Gard) partent en groupe à Malte. Trois des adolescents, les deux suspects et la victime, partageaient une chambre dans une famille d'accueil de l'île. C'est là que les faits se seraient déroulés même si le détail n'est pas connu avec exactitude. Les deux bourreaux auraient filmé les actes sexuels imposés au jeune collégien et diffusé le tout sur Snapchat.

Pour leur défense, les deux adolescents ont déclaré devant les gendarmes d'Alès qu'il s'agissait d'un jeu qui a dégénéré.

Lire aussi: Quatre personnes interpellées après un viol collectif diffusé sur les réseaux sociaux

L'enquête a montré certains éléments troublant dans cette affaire: la victime subissait harcèlement et brimades diverses dans son collège. Elle était même le souffre-douleur de l'un des deux suspects selon la presse locale, ce qui n'a visiblement pas empêché qu'ils se retrouvent dans la même chambre.

Les deux adolescents ont été mis en examen pour "viol en réunion, violence et harcèlement moral". Ayant atteint l'âge de la responsabilité pénale, ils risquent jusqu'à dix ans de prison. Ils ont cependant été laissés en liberté. Exclus du collège, ils n'ont pas le droit de rentrer en contact avec la victime.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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Les adolescents ont expliqué aux gendarmes qu'il s'agissait d'un "jeu".

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