"Griezmann Mbappé": la justice refuse de valider ce prénom pour un bébé

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La rédaction de France-Soir
Publié le 16 mars 2019 - 16:39
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Un bébé est né dans le RER A station Auber
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L'enfant ne pourra pas s'appeler "Griezmann Mbappé".
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La justice a finalement décidé de ne pas valider le prénom "Griezmann Mbappé" donné par des parents d'un enfant né en novembre 2018 à Brive en Corrèze. L'officier d'état-civil avait alerté le procureur estimant que l'intérêt de l'enfant n'était pas respecté.

La justice a tranché et le petit garçon ne pourra pas porter le prénom que ses parents voulaient lui donner. France bleu Limousin annonce qu'un juge aux affaires familiales a confirmé qu'un enfant ne pouvait pas s'appeler "Griezmann Mbappé" comme le souhaitaient son père et sa mère.   

L'enfant est né au mois de novembre à Brive dans le département de la Corrèze. La mère avait donc déjà dépassé la moitié de sa grossesse lorsque les Bleus ont soulevé leur deuxième Coupe du monde de football en Russie. L'épopée de cette équipe jeune et talentueuse a-t-elle pris le pas sur un éventuel choix de prénom antérieur? Toujours est-il qu'après l'heureux événement à l'automne, c'est bien "Griezmann Mbappé" qui a été proposé comme prénom, reprenant les noms d'Antoine Griezmann et de Kylian Mbappé, deux attaquants champions du monde.

C'est l'officier d'état-civil qui avait, comme il en la droit, saisi le procureur de la République estimant que le prénom déposé pourrait nuire à l'intérêt de l'enfant. Le procureur avait alors saisi le juge aux affaires familiales.

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Selon France bleu Limousin, la décision de la juge s'est fait avec l'assentiment de la famille qui n'a donc pas cherché à protester face à la justice. Le petit garçon s'appellera donc finalement "Dany Noé".

La justice refuse occasionnellement le choix des parents quand le prénom proposé est potentiellement discriminant pour un enfant. Autre cas, plus étonnant, mais confirmé par une circulaire de 2014 interdit l'usage d'apostrophe dans un prénom. Des parents qui avaient voulu donner à leur enfant le prénom breton "Der'Chen" et avaient dû se rabattre sur "Derchen". Toujours dans l'intérêt de l'enfant, il est en principe interdit de donner un prénom pouvant introduire "une confusion des genres", comme appeler un garçon "Julie" par exemple. La justice se penche actuellement sur le cas d'un garçon que ses parents veulent appeler "Ambre". Une décision devrait prochainement être rendue.

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