Groupe d'extrême droite et quasi-secte, "Les Brigandes" bannies de YouTube

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La rédaction de France-Soir
Publié le 01 mars 2019 - 17:44
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Les Brigandes groupe extrême droite
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©Capture d'écran YouTube
Le site YouTube a décidé de fermer le compte du groupe musical les Brigandes pour incitation à la haine.
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Le site YouTube a décidé de fermer le compte du groupe musical Les Brigandes pour incitation à la haine. Ce groupuscule d'extrême droite cumule également des dérives sectaires.

 

Sur YouTube, Les Brigandes n'ont plus voix au chapitre. Le site d'hébergement de vidéos a décidé de clôturer le compte du groupuscule d'extrême droite car les paroles de ses chansons aux relents xénophobes ont fait l'objet de signalements pour "incitation à la haine" a fait savoir ce vendredi France Bleu Hérault.

"Ce compte a été clôturé suite à des manquements graves ou répétés aux règles de YouTube interdisant l'usage de contenu incitant à la haine", peut-on lire sur ce qui est donc l'ancienne page du groupe.

"Dès qu'on critique, on s'attire une certaine hostilité. Il n'y a aucune incitation à la haine dans nos clips. D'ailleurs la justice le démontre. Nous n'avons aucune plainte à ce jour contre nous. Aucun interrogatoire de gendarmerie. Il n'y a rien contre nous. Nous sommes clean", a expliqué le porte-parole du groupe à la radio. Et d'ajouter: "Sur YouTube, on trouve des textes de rap, qui ont 10 millions de vues, avec «Nique la France», «Nique les Blancs», «Je sors un flingue pour tuer un flic»... Et là, cela ne dérange personne. À côté de ça, nos chansons sont des comptines pour enfants".

"C'est une première victoire", s'est de son côté félicité la Ligue des Droits de l'Homme.

Lire aussi - Les Brigandes: la secte responsable d'un meurtre?

Une trentaine de personnes gravitent autour du groupe de musique "Les Brigandes", en référence aux insurgés Vendéens royalistes, installées depuis 2015 au sein du village La Salvetat-sur-Agoût, troublant la tranquillité des lieux.

Le groupe jouit d'une véritable aura au sein de la fachoshère, où il est notamment plébiscité pour ses chansons. Sur fond de mélodie lancinante, les jeunes femmes s’en prennent aux juifs, aux journalistes, aux francs-maçons, aux musulmans, aux réfugiés, aux antifascistes ou aux homosexuels et même aux Jésuites dont le pape François en personne. Au point de pouvoir approcher Jean-Marie Le Pen et de créer une chanson en son honneur.

Derrière le groupuscule d’extrême droite se cache un homme, Joël Labruyère, et sa société Barka Productions, bien connus des associations de lutte antisectes. Ce dernier aurait d'ailleurs monté plusieurs autres sectes depuis 1996. Un artcile du Parisien de janvier 2018 expliquait d'ailleurs que la Direction générale de la Sécurité intérieure (DCRI) surveillait Les Brigandes.

Voir:

La Salvetat-sur-Agoût: dérive sectaire autour du groupuscule d'extrême-droite "Les Brigandes"

14/08 à 18:20
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