Harcèlement sexuel: deux gendarmes en correctionnelle

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Harcèlement sexuel: deux gendarmes en correctionnelle

Publié le 01/07/2015 à 09:40 - Mise à jour à 09:45
©Salom-Gomis Sebastien/Sipa
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Auteur(s): Pierre Plottu
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Deux gradés d'une caserne de gendarmerie de l'Yonne vont être jugés en octobre prochain pour des accusations de harcèlement sexuel sur l'une de leurs subordonnées. Propositions indécentes, gestes déplacés et brimades: la victime dit avoir subi l'enfer.

La victime dit avoir connu "l'enfer". Deux gradés de la gendarmerie sont cités à comparaître le 15 octobre prochain devant le tribunal correctionnel où ils devront répondre d'accusations de harcèlement sexuel sur l'une de leur subordonnées. L'enquête souligne également les "carences" de la part du commandant de la brigade de Joigny (Yonne) où se sont déroulés les faits, entre octobre 2012 et novembre 2013.

La jeune gendarme de 26 ans a rapporté des faits graves mêlant propos vulgaires, propositions obscènes, brimades et même des gestes qui pourraient relever d'attouchements sexuels. Isolée et désemparée face à ce qu'elle décrit comme un harcèlement particulièrement pesant, la militaire se renferme, change d'habitudes vestimentaires et prend des antidépresseurs. Son mal-être est tel qu'elle en perd ses cheveux, dit-elle.

Personne, dans cette petite unité d'une vingtaine de gendarmes, ne dénonce les faits. Certains rient aux "blagues" de l'adjudant de 37 ans et du maréchal des logis-chef de 36 ans, qui sont désormais accusés et suspendus depuis décembre 2013. L'un d'eux dénonce un "complot" fomenté par d'autres femmes de la caserne et dit être un "plaisantin, un déconneur", mais en aucun cas un harceleur. Le second nie tout simplement les faits, avançant notamment comme argument qu'il n'a "jamais été attiré par cette femme".

L'attitude du commandant de la brigade est enfin mise en cause. Un rapport d'inspection, cité par Ouest France, soulignerait ainsi son "manque de discernement" et "d'appui" à sa subordonnée.

 

 

Auteur(s): Pierre Plottu

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La jeune gendarme de 26 ans victime des faits en était arrivée à prendre des antidépresseurs, dit-elle (photo d'illustration).

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