Il agresse sexuellement sa fiancée à l'hôtel, un étudiant somalien condamné

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La rédaction de France-Soir
Publié le 07 novembre 2018 - 10:22
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© LOIC VENANCE / AFP/Archives
Le suspect a été condamné pour l'agression sexuelle de sa conjointe.
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Mardi, un ressortissant somalien a été condamné pour avoir agressé sexuellement sa compagne dans un hôtel à Amiens. Il lui a notamment fait ingérer un stupéfiant l'empêchant de se défendre.

Un Somalien de 23 ans été condamné mardi 5 à de la prison ferme pour une agression sexuelle commise en 2015. Il avait en effet drogué la nourriture d'une étudiante avant d'abuser d'elle dans une chambre d'hôtel. La victime était pourtant sa fiancée.

Les faits se déroulent à Amiens. La jeune fille porte plainte pour viol expliquant qu'après un dîner avec son petit ami elle s'est sentie mal, comme droguée, et que ce dernier a ensuite tenté de la pénétrer dans la chambre d'hôtel où ils se trouvaient. Le lendemain, elle a continué de se sentir mal comme le rapporte Le Courrier Picard. Plusieurs témoignages semblaient corroborer le fait qu'il s'était passé quelque chose: le personnel de l'hôtel confirme que la jeune femme se sentait mal au moment du petit-déjeuner, et les pompiers ont constaté que le "fiancé" refusait de rendre le téléphone mobile de sa compagne.

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La jeune fille subira un examen gynécologique montrant qu'elle est toujours vierge, et un examen sanguin qui mettra en évidence la présence de deux drogues. Mis sur écoute, le suspect s'excusera d'avoir mis une "chose bleue dans une boisson". Les enquêteurs tiennent leur indice mais l'homme, lui, a quitté la France. Il est retourné aux Pays-Bas où il est étudiant. Un mandat d'arrêt international est émis et le suspect sera finalement appréhendé en décembre 2017 et placé en détention provisoire. Lors de l'instruction, les confrontations mettront en évidence les accusations mutuelles des deux parties estimant que l'autre a voulu forcer le mariage, soit en imposant des relations sexuelles pour l'homme, soit en déposant plainte pour la victime.

A la barre, l'affaire a finalement été jugée à huis clos. Le Somalien a finalement été condamné à 30 mois de prison dont 18 ferme. Ayant déjà purgé 18 mois de détention préventive, il devrait donc être libéré.

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