Ille-et-Vilaine: deux singes volés au centre de primatologie de l'Université de Rennes

Ille-et-Vilaine: deux singes volés au centre de primatologie de l'Université de Rennes

Publié le 08/06/2017 à 09:39 - Mise à jour à 10:14
©Capture d'écran YouTube
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
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Deux femelles "mones de Campbell", singes d'Afrique de l'Ouest, en voie de disparition ont été volées dans la nuit de vendredi à samedi au centre de primatologie de Paimpont, dépendant de l'Université Rennes-1. Ils y étaient des sujets d'études pour leurs impressionnantes capacités à communiquer.

Deux singes ont été volés au centre de primatologie de Paimpont (Ille-et-Vilaine), a-t-on appris mercredi 7. Une perte importante pour l'établissement qui craint aussi pour la santé de ces animaux.

Le vol a eu lieu dans la nuit de vendredi 2 à samedi 3. Au matin, l'animalier de garde a constaté que les deux femelles "mones de Campbell", des primates originaires d'Afrique de l'Ouest mais qui ont passé leur vie en captivité avaient disparu.

Elles étaient des sujets d'études pour l'Université de Rennes dont dépend le centre de Paimpont, non pas en tant que cobaye mais pour des travaux sur le langage. En effet, des recherches ont déjà révélé que ces singes se "parlent" beaucoup en modulant leurs cris et que leurs "phrases" peuvent être étonnamment longues.

"Les éthologues observent le comportement social, la communication vocale et gestuelle et le bien-être de ces animaux à la fois sur le terrain (Côte d'ivoire, Sierra Leone) et en Bretagne, où les individus sont hébergés en groupes dans des espaces adaptés donnant sur l'extérieur", explique l'Université Rennes-1 dans un communiqué.

Mais la perte scientifique n'est bien sûr pas la seule préoccupation. En effet, comme tous les animaux liés en captivité, ces deux femelles sont particulièrement sujettes au stress qui peut avoir des conséquences physiologiques. L'université s'inquiète donc des répercussions que peut avoir leur capture et la séparation sociale.

Aucune piste n'est officiellement privilégiée mais l'idée d'une revente au marché noir de spécimens de cette espèce en voie de disparition est bien sûr envisagée. L'année dernière, sept tamarins-lions dorés et dix ouistitis argentés avaient été volés au Zooparc de Beauval, dans le Loir-et-Cher.

Plus récemment, en mars dernier, un rhinocéros a été abattu par des braconniers au cœur du Zoo de Thoiry dans les Yvelines.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

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L'université s'inquiète du stress qu'ont dû subir les animaux.

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