Inondations: la facture chiffrée entre 900 millions et 1,4 milliard d'euros

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Inondations: la facture chiffrée entre 900 millions et 1,4 milliard d'euros

Publié le 08/06/2016 à 07:46 - Mise à jour à 07:56
©Guillaume Souvant/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Alors que l'Essonne a traversé mardi un dernier pic de crue, les inondations touchent enfin à leur fin. Le coût des dégâts provoqués a déjà été chiffré entre 900 millions et 1,4 milliard d'euros, selon l'Association française de l'assurance (AFA).

L'Essonne a traversé mardi 7 sans trop de dommages un dernier pic de crue, au terme d'une semaine d'inondations qui ont fait quatre morts et des dégâts dont le coût d'indemnisation a été chiffré entre 900 millions et 1,4 milliard d'euros. "A ce stade", "le montant final des dommages assurés" occasionnés par la montée des eaux est compris entre 900 millions et 1,4 milliard d'euros, selon l'Association française de l'assurance (AFA). Les sinistrés ont déjà déposé 77.000 déclarations mais ce nombre pourrait monter jusqu'à 150.000, au fur et à mesure que l'eau se retirera, selon l'AFA.

Un dernier pic de crue a touché l'Essonne mardi mais semblait décroître en fin d'après-midi. Et seuls quelques tronçons de la Seine étaient maintenus en vigilance orange par l'organisme de prévention Vigicrues: dans les départements de l'Essonne et de la Seine-et-Marne pour la Seine moyenne, et en Seine-maritime pour le tronçon Seine aval. Selon un bilan officiel, les inondations ont fait 4 morts.

D'autres formes d'intempéries menaçaient toutefois la France: dix-huit départements du Nord-Est ont été placés en vigilance orange ce mercredi matin, en prévision de violents orages, a indiqué Météo France, dans son bulletin de 06 heures.  Un septuagénaire est mort noyé mardi dans son véhicule près de Mondicourt (Pas-de-Calais) alors que de fortes pluies s'étaient abattues sur le département.

A Corbeil-Essonnes, où la rivière Essonne se jette dans la Seine et où l'on s'était préparé au pire, aucune évacuation n'a finalement été déclenchée au cours de la nuit. Une route déviée, un terrain de sport inondé ou encore une cour d'école submergée... Particulièrement exposée, la commune s'est réveillée mardi avec quelques débordements mais sans sinistre important. Dans la journée, des commerçants pompaient l'eau qui a envahi les sous-sols ces derniers jours. "Ouf! C'est un soulagement. Les dégâts sont moins importants que prévu par les autorités", a déclaré à l'AFP le maire de cette ville d'environ 40.000 habitants Jean-Pierre Bechter. Sur la zone, "le maximum de la crue semble être en train de passer", a indiqué en fin d'après-midi le Syndicat intercommunal d'aménagement, de réseaux et de cours d'eau.

A Paris, la Seine, elle, continue aussi, doucement mais sûrement, à baisser: le niveau était à 4,72 m à 10 heures mardi 7, soit près de 1,5 m de moins que son maximum atteint dans la nuit de vendredi 3 à samedi 4 (6,10 m). Selon Vigicrues, plus aucun débordement ne devrait être observé à compter de jeudi. Plusieurs jours au moins seront nécessaires au retour du fleuve à la normale, et les analystes restent prudents, l'oeil sur de possibles pluies significatives annoncées pour la semaine prochaine.

Depuis une semaine, des centaines de communes ont été touchées par ces inondations, des milliers d'entreprises, de commerces, d'agriculteurs affectés, sans oublier les particuliers. Alors que le retour à la normale s'annonce lent et difficile, le gouvernement a déjà annoncé plusieurs gestes de soutien. Un fonds d'Etat pour les sinistrés devrait ainsi verser une aide d'urgence d'environ "500 euros en moyenne" par foyer, a annoncé Manuel Valls. Au total trente millions d'euros de crédits publics ont été débloqués pour ce fonds. Les commerçants et artisans touchés bénéficieront aussi d'une "aide exceptionnelle", a indiqué le Premier Ministre.

A la rencontre des commerçants sinistrés de Souppes-sur-Loing, en Seine-et-Marne, département où la crue du Loing a dépassé mercredi le niveau de 1910, le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a précisé qu'un "mécanisme d'aide forfaitaire au redémarrage" sera mis en place "d'ici ce week-end". Selon Bercy, environ 15.000 entreprises auraient été touchées par les inondations en Ile-de-France. A Paris, la crue de la Seine risque de se traduire par une perte de dix millions d'euros rien que pour le secteur touristique fluvial, estiment les armateurs.

Pour les agriculteurs, le ministre Stéphane Le Foll a d'ores et déjà autorisé les chefs d'exploitation, notamment les maraîchers, à placer leurs salariés en chômage partiel, et a retardé le versement de leurs cotisations à la MSA (Mutualité sociale agricole) en attendant des évaluations plus précises. Ces dernières permettront d'activer le fonds national de gestion des risques en agriculture (FNGRA) pour les pertes de récolte éligibles (arboriculture, maraîchage, prairies) et les pertes de fonds.

La ministre de l'Environnement Ségolène Royal a de son côté appelé les assureurs à indemniser au plus vite et "sans barguigner" les victimes des intempéries. L'état de catastrophe naturelle devrait être reconnu ce mercredi pour une première liste de départements et communes sinistrés. De nombreux châteaux, monuments et musées à Paris et en région accueillent à nouveau les touristes, mais pas le Louvre, dont la réouverture est "envisagée" ce mercredi, sauf pour les salles des arts de l'islam au sous-sol évacué. Le musée d'Orsay sera lui à nouveau accessible ce mercredi.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP


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