La Croix-Saint-Ouen: le chasseur qui a abattu le cerf dans le jardin d'un pavillon menacé de mort sur les réseaux sociaux

  •  Vous appréciez FranceSoir, soutenez son indépendance !  

La Croix-Saint-Ouen: le chasseur qui a abattu le cerf dans le jardin d'un pavillon menacé de mort sur les réseaux sociaux

Publié le 24/10/2017 à 07:50 - Mise à jour à 07:52
©Citizen 59/Flickr
PARTAGER CET ARTICLE :
Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr
-A +A

Samedi, la mise à mort d'un cerf dans le jardin d'un pavillon par des chasseurs à courre dans l'Oise avait créé une vive polémique. L'homme qui abattu le gibier à bout portant sous le regard des témoins explique qu'il n'avait pas le choix et que son geste l'amène maintenant à être victime de menaces de mort.

L'affaire avait créé une polémique. Et elle a visiblement généré une telle colère chez certains que les choses sont purement et simplement en train de dégénérer. L'homme qui abattu un cerf samedi 21 dans le jardin d'un pavillon de La Croix-Saint-Ouen dans l'Oise assure avoir reçu des menaces de morts sur les réseaux sociaux.

Dans une interview au journal Le Courrier picard, Alain Drach, qui s'est introduit dans le pavillon (avec l'accord des propriétaires et encadré par la gendarmerie) pour mettre à mort un cerf en fuite, prostré devant le garage, aux abois et dangereux, dénonce les menaces dont il est depuis victime. "J’ai reçu 150 menaces de mort. Un internaute a mis mes coordonnées sur une affiche noire, avec ma tête dessus et le mot +assassinat+ et c’est parti en vrille. J’ai reçu 500 messages sur Messenger, 50 SMS, 150 mails…" explique celui qui devrait déposer une plainte ce mardi 24.

La mise à mort du cerf s'est déroulée sous le regard des voisins et est apparu comme un geste lâche aux yeux de certains, le cerf s'étant réfugié dans la propriété pour échapper à la mort. Le maire de la commune avait d'ailleurs interdit sur sa commune la pratique de la chasse à courre, même si légalement les chasseurs estiment qu'ils n'étaient pas en acte de chasse et qu'ils sont responsables légalement des dégâts qu'aurait pu causer un animal apeuré et prêt à charger.

Alain Drach confirme également qu'il n'y avait aucune autre solution et qu'il était par exemple impossible d'endormir le gibier avec une seringue. "Quand l’animal ne bouge pas (ce qui était le cas samedi, NDLR), le sang ne circule pas et l’injonction n’a pas d’effet. Il ne s’endort pas". La Société de vénerie (l'autre nom de la chasse à courre) a annoncé l'ouverture d'une enquête sur cette affaire et a promis d'être totalement "transparente" pour vérifier si l'acte en question était réellement inévitable et s'il a été effectué dans les règles.

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr

PARTAGER CET ARTICLE :

Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




Le chasseur assure qu'aucun autre choix n'était possible.

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-