A la découverte de la réserve africaine de Sigean, dans le Sud-ouest

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A la découverte de la réserve africaine de Sigean, dans le Sud-ouest

Publié le 27/05/2016 à 14:46 - Mise à jour à 14:47
©Raymond Roig/AFP
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Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP

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Moins de deux ans après de fortes inondations qui avaient fortement endommagé sa flore et sa faune, la grande réserve africaine de Sigean, dans le Sud-ouest, se porte bien. Récemment, de nombreux animaux ont mis bas, dont le guépard Malik, espèce rare, au plus grand plaisir des visiteurs.

A Sigean, la grande réserve africaine du Sud-ouest, les quelque 160 espèces animales ont eu récemment plusieurs naissances dont quatre rares guépards, moins de deux ans après de fortes inondations qui avaient fortement endommagé sa flore et sa faune. Le guépard Malik, arrivé il y a plusieurs mois d'Allemagne avec son frère Abari dans ce site proche de la Méditerranée, a été un heureux reproducteur. Heureux parce que, explique à l'AFP le directeur zoologique du site, Antoine Joris, les femelles guépards supportent difficilement la présence de mâles et ces derniers se retrouvent à vivre en fratrie. Il a fallu que Malik "plaise" à Azali pour qu'elle se laisse approcher... et donne naissance fin mai à quatre petits.

De sexe non encore déterminé avec certitude, ils ne seront "pas visibles avant août", explique M. Joris. Aussi Azali peut-elle s'occuper tranquillement de ses bébés félins dans un cabanon sur une aire boisée éloignée des visiteurs. Mais la petite famille est sous la surveillance d'une caméra. Pour cette espèce menacée de disparition, plusieurs méthodes de reproduction avaient été tentées à Sigean et ailleurs, dont l'insémination artificielle: "les taux d'échec ont été très élevés", dit Antoine Joris, principal vétérinaire du parc également. "Les naissances de guépards sont compliquées. Il n'y en avait pas eu à Sigean depuis de nombreuses années", souligne un autre responsable, Gabriel de Jèsus. Il faut que le soigneur chargé des guépards détecte quand la femelle est en chaleur, ce qui n'est déjà pas facile, dit-il. A partir de là, il faut organiser une rencontre et surveiller.

Difficulté supplémentaire: les responsables de la réserve mènent une politique de semi-liberté pour leurs pensionnaires, presque tous originaires d'Afrique, ce qui éloigne le plus possible le contact humain. "Je ne sais pas si les animaux sont heureux ici, en tous cas d'avril à juillet, c'est le baby boom à Sigean", lance Antoine Joris.

Outre les récentes naissances d'Oya la girafe, de nombre d'antilopes, de six oursons à collier et d'un phacochère, "un rhinocéros blanc est attendu pour octobre", annonce Gabriel de Jèsus. Il y avait déjà eu deux naissances en 2012 et 2013 de ce pachyderme en voie de disparition, pourchassé dans sa terre d'Afrique à prix d'or pour sa corne censée doper la virilité. La réserve, ouverte tous les jours, est aussi célèbre pour ses lions, girafes, éléphants, singes rares et toutes sortes de reptiles et oiseaux. Et depuis sa création il y a 40 ans, elle s'est développée grâce à ses nombreuses naissances boostées par des échanges avec les parcs d'Europe "pour éviter la consanguinité", insiste le vétérinaire en chef.

Les cigognes, population étrangère aux pensionnaires de Sigean, ont élu domicile près des points d'eau fréquentés par les flamands roses et sa plaine où se croisent des centaines d'antilopes. Des dizaines de nids sont visibles, les mâles ramenant coincé dans leur bec la nourriture de leurs petits. Pendant un temps, après les inondations de la fin 2014 et la mort de plusieurs pensionnaires par noyade, les responsables de la réserve de 300 hectares hébergeant plus de 3.500 animaux avaient envisagé de déménager. Depuis, des travaux ont été menés par les propriétaires du parc privé, dont la création de talus surélevés pour permettre aux animaux d'échapper à de nouvelles inondations, notamment dues à la sortie de son lit de la rivière Berre toute proche.

Et puis, explique Antoine Joris, "nous avons construit des barrages fusibles +maison+": des grilles de métal qui pivotent pour faire baisser la pression de l'eau près de la rivière. Récemment, des experts mandatés par le ministère de l'Environnement ont visité le parc et émis des recommandations positives, soulignant notamment que la réserve était un "enjeu économique important et qu'il fallait pérenniser le site", a indiqué M. Joris, plein d'espoir.

Sigean "est une PME qui avait généré en 2009 plus de 100 millions d'euros en retombées financières indirectes dans l'Aude", rappelle-t-il. Et le site emploie entre 110 et 120 personnes.

 

Auteur(s): La rédaction de FranceSoir.fr avec AFP


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On ignore encore le sexe des quatre bébés guépards qui viennent de naître.

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