L'ingénieur tortionnaire de chats condamné, il accuse un médicament

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L'ingénieur tortionnaire de chats condamné, il accuse un médicament

Publié le 28/06/2018 à 07:28 - Mise à jour à 07:29
©Thomas Peter/Reuters
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Auteur(s): La rédaction de France-Soir

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Mercredi, un ingénieur de 50 ans a été condamné à de la prison ferme pour avoir torturé une quinzaine de chats dans la région de Caen. L'homme, bien intégré et propriétaire d'un chat, ne parvient pas à expliquer son attitude et soupçonne être victime des effets secondaires d'un médicament.

L'homme est un ingénieur brillant, cadre supérieur âgé de 50 ans et père de quatre enfants. Mais devant le tribunal correctionnel de Caen mercredi 27, c'est d'une toute autre facette de sa personnalité que l'homme devait répondre. Cet accusé "bien sous tous rapports" se livrait la nuit à une activité d'une cruauté inouïe: il errait dans les rues de l'agglomération caennaise et attirait des chats avec de la nourriture avant de les torturer.

Les faits sont glaçants de sadisme: entre le 4 mai et le 18 juin, l'homme a fait vivre l'enfer à une quinzaine de chats. Fracture des pattes, fracture de la mâchoire, crocs cassés et même déchirure de la langue, les sévices s'enchaînent mais l'accusé laisse les animaux vivants même si trois ont du être euthanasiés.

A la barre, l'homme qui s'exprimait calmement face aux magistrats et à la quinzaine de parties civiles a exprimé des regrets face à ces actes incompréhensibles, lui qui est d'ailleurs propriétaires d'un chat et d'un chien qu'il ne maltraite pas.

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L'accusé tentera une explication: depuis plusieurs mois il suit un traitement de Requip, un médicament contre les maladies neurodégénératives. Or, le produit est effectivement connu pour des effets secondaires "étranges" comme l'addiction au jeu ou au sexe. Les accès de violence n'en font cependant pas partie et l'ingénieur admettra ne jamais avoir osé en parler à son neurologue.

Le tortionnaire de chat a finalement été condamné à neuf mois de prison ferme (sans mandat de dépôt) et à 1.000 euros de préjudice moral pour la plupart des parties civiles.

Auteur(s): La rédaction de France-Soir


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L'homme a torturé une quinzaine de chats.

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