Lorraine: une enveloppe de poudre suspecte envoyée à la mosquée "barbouillée" de lardons

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 05 août 2016
Mis à jour le 05 août 2016
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©Adek Berry/AFP
Un périmètre de sécurité de 100 mètres a été établi jeudi autour du bâtiment après la découverte d'une enveloppe suspecte contenant de la poudre blanche.
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Nouveau fait divers à la mosquée de Tomblaine en Lorraine. Un périmètre de sécurité de 100 mètres a été établi jeudi autour du bâtiment après la découverte d'une enveloppe suspecte contenant de la poudre blanche.

Une mosquée de Tomblaine dans la banlieue de Nancy, a reçu jeudi 4 une enveloppe suspecte pleine de poudre, a-t-on appris auprès des pompiers et de la police, une semaine après que des lardons ont été déposés dans sa boîte aux lettres par un charcutier-traiteur au  chômage, condamné depuis. La réception du colis suspect a immédiatement entraîné le bouclage du quartier par les forces de l'ordre.

Fort heureusement, L’enveloppe ne contenait "ni matériel bactériologique, ni nucléaire, et personne n’a présenté de symptômes" pour l’instant, a indiqué la police. Les pompiers avaient été appelés vers 16h, et la levée de doute a été effectuée dans la foulée. Les personnes ayant eu un contact avec l’enveloppe seront surveillées dans les heures à venir.

La semaine dernière, la mosquée de Tomblaine avait été "barbouillée" de lardons. Un charcutier-traiteurs au chômage, l'auteur des faits, a été condamné à 6 mois de prison avec sursis pour avoir déposé des lardons dans la boîte aux lettres de cette mosquée et en étalé sur la porte de l'édifice religieux, quelques heures après l'attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray, qui a vu mourir son prêtre de 86 ans, Jacques Hamel. Pour sa défense, l'homme a expliqué avoir été "choqué" et "perturbé" par l'assassinat du prêtre à Saint-Etienne-du-Rouvray par des djihadistes se revendiquant de l'organisation Etat islamique.

"C'est un acte complètement idiot", avait commenté son avocate. "Les gens réagissent à chaud puis ils le regrettent", a-t-elle ajouté.  Jugé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Nancy, vendredi 29, ce charcutier avait été condamné pour "violences commises en raison de l'appartenance de la victime à une religion".