Marseille: un bébé reçoit six fois trop de Dépakine, les parents portent plainte contre l'hôpital

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 31 octobre 2017 - 08:54
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Les résultats de l'étude laissent penser que les réponses des mères aux pleurs de leur bébé sont bie
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© LOIC VENANCE / AFP/Archives
L'enfant s'endormait anormalement vite après la prise de ses médicaments (illustration).
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Un enfant de 20 mois traité pour une tumeur au cerveau à l'hôpital de la Timone à Marseille s'est vu prescrire plus de six fois la dose normale de Dépakine, a priori à cause d'une erreur de calcul d'un médecin. Il a été sauvé de justesse et pourrait subir des séquelles. Les parents ont porté plainte.

Ce qui apparaît comme une confusion aurait pu avoir des conséquences dramatiques et coûter la vie au petit Nilo, 20 mois, soigné en raison d'une tumeur cérébrale. Ses parents lui avaient administré, conformément aux prescriptions d'un médecin interne à l'hôpital de la Timone à Marseille, des bêtabloquants et de la Dépakine. Ces produits sont censés renforcer l'efficacité de sa chimiothérapie, du moins lorsqu'ils sont bien dosés.

Car les parents se sont rapidement inquiétés de l'effet des médicaments. Après chaque prise, leur enfant s'endormait rapidement, trop rapidement. "On a appelé l'hôpital pour voir s'il n'y avait pas d'erreur mais l'interne nous a pris de haut et nous a presque envoyé balader en nous disant que c'était le bon dosage", relate son père à France Bleu qui révèle l'affaire.

Vendredi 27, l'enfant s'est retrouvé dans un état comateux et ses parents l'ontdonc amené en urgence à la Timone. Un lavage d'estomac a permis de lui sauver la vie. Les premières vérifications indiquent que l'interne en question aurait commis une erreur de calcul entre milligrammes et millilitres de Dépakine à administre au bébé. Résultat: Nilo a reçu 6,5 fois la dose normale. Un "traitement" qui pourrait avoir des conséquences notamment sur son foie et ses reins.

Une erreur qu'ont d'autant moins acceptée les parents que leur enfant avait déjà contracté un staphylocoque doré lors d'une intervention chirurgicale. Ils dénoncent notamment l'état dans lequel se trouvent certains services: "Les personnels n'ont pas assez de temps pour bien s'occuper de tout le monde, les pansements sont parfois faits n'importe comment. On a même vu des cafards à l'hôpital". Ils ont déposé plainte et envisagent désormais de faire soigner leur enfant à Paris.

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